Bénin

Huitièmes rencontres africaines des enfants et jeunes travailleurs

Un jeune Mozambicain vend des boissons aux voyageurs à la gare de Savane, sur la côte est du Mozambique, le 26 septembre 2009.
Un jeune Mozambicain vend des boissons aux voyageurs à la gare de Savane, sur la côte est du Mozambique, le 26 septembre 2009. AFP/ Carlos Litulo

Pendant deux semaines et jusqu'à samedi 7 novembre, 200 membres du Mouvement africain des enfants et jeunes travailleurs (MAEJT), fort de 260 000 personnes, étaient réunis à Cotonou. Les EJT sont implantés dans les grandes villes d'une vingtaine de pays d'Afrique. Ils quadrillent les rues de leur quartier à la rencontre des enfants qui travaillent, pour les convaincre de retourner - ou d'aller - à l'école ou pour les pousser à suivre une formation afin d'apprendre un métier.

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Ils sillonnent un terrain qu’ils ont eux-mêmes connu, celui des petits boulots de rues pour subvenir au besoin de la famille. Forts de leur propre expérience, ils vont à la rencontre des enfants cireurs, porteurs, vendeurs, pour leur expliquer qu’ils ont des droits, et d’abord celui à l’éducation.

Liliane est Rwandaise, elle a 17 ans et grâce aux associations d’EJT elle a pris sa vie en main en commençant par retourner à l’école. « J’ai quitté l’école à l’âge de 8 ans et lors d'une action de sensibilisation j’ai appris que j’avais le droit d’apprendre à lire et à écrire, c’est là que j’ai commencé à chercher des partenaires qui m’ont aidée à retourner à l’école. Après j’ai fait des petits commerces pour trouver l’argent nécessaire à l’achat de mon matériel scolaire et après j’ai fait une formation professionnelle en mécanique», raconte-t-elle.

A son tour aujourd’hui, elle va à la rencontre des enfants pour leur expliquer qu’ils doivent créer leur propre avenir. Au départ, l’idée est venue d’une ONG sénégalaise, Enda. « Il s’agissait de dire que ce n’était pas aux animateurs de donner la solution aux problèmes que les jeunes rencontraient, mais plutôt de les aider à identifier ces problèmes et à proposer des solutions. On aide les jeunes à se prendre en charge », explique Pierre-Marie Coulibaly, coordonateur au sein d’Enda.

Dans chaque pays, des ONG comme Enda servent de structures pour accompagner les associations d’enfants et jeunes travailleurs. Une méthode qui a fait ses preuves. Sur le continent 260 000 enfants ont ainsi pu se former à un métier. La plupart sont aujourd’hui leur propre patron.

Unicef.fr

 

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