Accéder au contenu principal
Irak

Le Parlement adopte enfin la loi électorale

Une famille Kurde à Kirkouk en 2003.
Une famille Kurde à Kirkouk en 2003. AFP
Texte par : RFI Suivre
3 min

Elle va permettre d'organiser les élections législatives. Les discussions se sont éternisées entre Arabes et Kurdes pour aboutir à un compromis.  Des dirigeants religieux, l'ONU et les Etats-Unis, ont tout fait pour parvenir à cet accord qui règle le cas de Kirkouk.

Publicité

C'est la question de Kirkouk, la grande ville pétrolière du nord, qui posait problème. Historiquement, la ville est kurde. Seulement voilà, le régime de Saddam Hussein avait déplacé la majorité de la communauté kurde de Kirkouk au profit des sunnites et des chiites.

Mais depuis la chute de Saddam Hussein, les Kurdes se sont réinstallés et revendiquaient que le scrutin se fasse sur cette nouvelle donne. Or, ni les chiites (qui cumulent l'essentiel des pouvoirs) ni les sunnites ne l’entendaient ainsi.

Après de longues semaines de tractations, un accord a finalement été conclu. Le vote pour Kirkouk se fera sur la base des électeurs enregistrés en 2009, ce qui satisfait les demandes des Kurdes.

En revanche les résultats ne seront que provisoires. Un comité composé de parlementaires des régions contestées, de représentants du ministère du Plan, de l'Intérieur et de la commission électorale, avec l'aide de l'ONU, aura un an pour vérifier les liste électorales. Ce comité aura le droit d'annuler les voix de tous les électeurs dont l'inscription lui paraîtra suspecte et de redistribuer les sièges.

La loi a été approuvée par 141 des 195 députés présents à cette séance du Parlement qui compte 275 sièges. Il reste désormais à la commission électorale à fixer la date du scrutin, prévu initialement le 16 janvier.

Le président Obama a félicité l’Irak pour avoir adopté cette loi électorale. Ce vote ôte une épine du pied aux Américains qui entendent retirer leurs troupes de combat en août 2010.

Avec notre correspondent à Washington, Jean-Louis Pourtet

Pour le président Obama, la décision du Parlement irakien est « une percée significative ». « Cet accord est un progrès politique qui peut amener une paix durable et une unité à l’Irak, et permettre une transition ordonnée et responsable vers un retrait des troupes de combat américaine d’Irak d’ici septembre prochain », a-t-il déclaré à la Maison Blanche, remerciant les dirigeants irakiens pour être parvenus à un compromis.

La satisfaction du président américain est compréhensible. Alors qu’il s’apprête à prendre une importante décision concernant le nombre de renforts qu’il va envoyer en Afghanistan, il est crucial pour lui de pouvoir respecter le calendrier de retrait des militaires déployés en Irak. Or un délai dans les élections prévues pour janvier aurait retardé d’autant leur départ.

L’Etat-major entend commencer un retrait rapide des 120 000 militaires peu après la consultation. Ce qu’a confirmé à CNN l’ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Christopher Hill qui pense que le scrutin pourrait avoir lieu le 23 janvier. Mais il a noté qu’il fallait s’attendre à ce que certains éléments essaient de causer des problèmes.

Barak Obama a évoqué les attentats de ces dernières semaines qui ont tué des civils innocents, mais, après la décision du Parlement, il a prédit une défaite de ceux qu’il appelle les « ennemis du peuple irakien ».

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.