France/Royaume-Uni

Meurtre des 2 Français en 2008: les familles demandent réparation

Laurent Bonomo (g) et Gabriel Ferez (d), les deux étudiants assassinés à Londres le 3 juillet 2008.
Laurent Bonomo (g) et Gabriel Ferez (d), les deux étudiants assassinés à Londres le 3 juillet 2008. Reuters

Les parents des deux étudiants français tués à Londres en juin 2008 demandent réparation aux autorités britanniques pour négligence et infraction à la législation sur les droits de l'homme, a annoncé samedi leur avocate. Laurent Bonomo et Gabriel Ferez, deux étudiants français de 23 ans, ont été tués de façon « barbare » le 29 juin 2008 dans le studio loué par Laurent Bonomo à New Cross au sud-est de Londres. Après avoir été ligotés, ils ont été torturés et lacérés de près de 250 coups de couteau. L'appartement a ensuite été incendié pour tenter d'effacer des preuves. Leurs deux meurtriers ont été jugés et condamnés à la réclusion à perpétuité assortie de peines incompressibles de 40 et 35 ans.

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Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Parce qu’ils estiment que le meurtre de leurs enfants aurait dû et aurait pu être évité si le système judiciaire britannique avait fonctionné correctement, les parents de Laurent Bonomo et de Gabriel Ferez ont décidé d’aller au-delà de la condamnation à vie de leurs deux assassins.

 
A l’époque de la mort des deux étudiants en juin 2008, l’un de leurs assaillants Daniel Sonnex, qui avait derrière lui un lourd passé criminel, aurait dû être derrière les barreaux après une infraction à sa liberté conditionnelle. Mais il s’est retrouvé libre à cause d’une série de dysfonctionnements de la part de la police, des tribunaux et du système carcéral.

Révélées après le procès, ces négligences ont conduit le chef des services de libération conditionnelle à démissionner et le ministre de la Justice Jack Straw à présenter ses excuses aux parents des victimes. Mais ces familles qui ne veulent pas que cette affaire embarrassante pour Londres soit oubliée trop vite, veulent obtenir une reconnaissance de responsabilité des autorités britanniques et la confirmation que le système va bien être amendé. D’où cette lettre de réclamation, à laquelle le ministère de la Justice et Scotland Yard doivent répondre d’ici janvier.

Si le gouvernement reconnaît sa responsabilité, les avocats des familles chercheront un accord à l'amiable, sinon ils préviennent que la prochaine étape sera le lancement de poursuites en justice.

 

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