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Revue de presse des Amériques

Enquêtes à Fort Hood

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La fusillade de Fort Hood fait toujours la une des journaux américains, qui s’interrogent sur les indices qui auraient dû alerter les autorités. Car des investigations sont en cours au Congrès et les autorités fédérales continuent à examiner l’ordinateur et la correspondance électronique du commandant Hasan, précise le Washington Post. Que les services secrets aient intercepté sans ouvrir d’enquête 10 des 20 emails qu’Hasan avait envoyé à « l’imam de la mosquée où il priait en Viriginie », « pose de graves questions sur les performances des agences américaines », ajoute le Washington Post, qui cite un parlementaire. D’ailleurs l’imam a écrit lundi sur son site web : « un Musulman ne peut justifier vis-à-vis de l’Islam de servir dans l’armée américaine que s’il veut suivre les traces d’hommes comme lui ». Le grand journal de la capitale évoque ce qui aurait dû être un autre signal, un événement qui a en tout cas provoqué le malaise de ceux qui en étaient les témoins : le psychiatre militaire s’est exprimé devant un colloque médical, il y a un an et demi ; il a suggéré à ses confrères qu’il fallait s’attendre à des « malheurs » si les soldats musulmans n’étaient pas traités comme des objecteurs de conscience...
Le New York Times revient aussi sur la « violence familière » à Fort Hood. L’an dernier, un jeune sergent de retour d’Irak a tué sa femme avant de retourner l’arme contre lui. Puis un autre sergent s’est lui aussi suicidé après deux rotations en Irak. « Depuis 2003, il y a eu 76 suicides au sein du personnel de Fort Hood, dix pour cette année » seulement. Les familles, qui se disent mal informées, craignent que leurs proches n’aient pas reçu les soins appropriés à leur stress.

Les menaces de Chavez

En Amérique latine, on met plutôt l’accent sur le ton belliqueux d’Hugo Chavez. Les menaces de guerre proférées par la président vénézuélien continuent de susciter des réactions. Et d’abord en Colombie, pays visé, où le Tiempo titre : « Le Venezuela maintient ses insultes » (le gouvernement colombien a tout de même été accusé d’être « menteur », « immoral » et « hypocrite »), « mais il propose un débat multilatéral ». « La difficulté, commente le journal, c’est que les deux pays envisagent l’option multilatérale avec deux points de vue différents : la Colombie veut traiter le thème des menaces de guerre de son voisin, tandis que le Venezuela veut discuter de l’accord avec les Etats-Unis. »
L’Espectador de son côté titre sur l’immixtion dans un débat qui est donc loin de faire l’union sacrée en Colombie - de celui qui défendra les couleurs de l’opposition à Alvaro Uribe à la prochaine élection présidentielle : « Gustavo Petro demande à Obama d’annuler l’accord militaire » controversé, seule façon à ses yeux de résoudre la crise diplomatique dans la région.
Au Venezuela, Ultimas Noticias rapporte les propos de l’ex-président vénézuélien Carlos Andres Perez, qui qualifie l’appel à préparer la guerre adressé par Hugo Chavez à son armée de « crime de lèse-patrie ». C’est un « appel incendiaire et irresponsable », poursuit l’ancien chef de l’Etat, montrant à quel point au Venezuela aussi le thème est loin d’être consensuel. D’ailleurs, l’Universal, autre journal d’opposition au régime, publie sans commentaire les résultats d’un petit sondage d’opinion conduit auprès de ses lecteurs et ainsi intitulé : « Selon vous, à qui le Venezuela doit-il déclarer la guerre ? »  Les lecteurs répondent à 68 % à l’insécurité, à 23 % à la crise des services de base, et à 2,6 % seulement à la Colombie...
Au Brésil, dont la diplomatie a proposé sa médiation, l’affaire n’est pas non plus passée inaperçue. Le Jornal do Brasil reprend les propos du président du sénat José Sarney : « Les déclarations de Chavez sont une stupidité », dit-il. Elles tombent mal en tout cas au moment où le sénat s’apprête à ratifier l’adhésion du Venezuela au Mercosur...

Les Eglises face aux homosexuels

Tandis que le journal argentin Clarin consacre un long article au feu vert donné par le pape à l’intégration, au sein de l’église catholique, d’Anglicans mariés (ceux qui rejettent l’ordination dans cette confession de prêtres homosexuels), l’Estado de Sao Paulo retient que l’Eglise luthérienne suédoise pratique, elle, une grande ouverture d’esprit : elle vient « d’ordonner sa première évêque lesbienne, deux semaines à peine après avoir conféré au clergé le droit au mariage homosexuel ».
Le Wall Street Journal, de son côté, est allé enquêter auprès de la communauté épiscopalienne (la version américaine de l’église anglicane) installée au Texas. Dans cet Etat du sud des Etats-Unis, l’Eglise épiscopalienne s’est divisée l’an dernier, sur ces mêmes sujets de mœurs. Mais, ajoute le journal, « l’offre du pape tombe ici complètement à plat », puisque les deux groupes dissociés du « troupeau » épiscopalien du Texas se trouvent aujourd’hui extrêmement satisfaits de la scission... « Le soulagement a été presque instantané », commentent ces paroissiens aux chemins spirituels séparés.

 

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