Russie

Une économie à réformer

La paupérisation de la société russe s'est accentuée depuis le début de la crise financière.
La paupérisation de la société russe s'est accentuée depuis le début de la crise financière. AFP/Alexey Sazonov

Selon les prévisions de la Banque mondiale, la croissance russe devrait reculer de 8,7% en 2009, malgré une petite embellie au troisième trimestre. La Russie devra réviser les fondements de son modèle économique.

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La Russie a connu une brutale contraction de son économie au premier semestre 2009, dans les secteurs du bâtiment, de l'industrie manufacturière, notamment automobile, et du commerce.

Si le pays connaît un retour de la croissance actuellement, grâce au regain des cours du pétrole, grâce aussi à la timide reprise mondiale qui encourage ses exportations, la Russie n'est pas pour autant sortie de la crise, estime l’institution monétaire internationale.

Les secteurs non exportateurs sont toujours à la peine. Et la demande intérieure reste atone, parce que le crédit s'est rétréci et que la population est frappée de paupérisation. La baisse de l'activité industrielle a été en partie compensée par des baisses de salaires, et le taux de chômage devrait frôler 9% à la fin de l'année.
Trois ans seront nécessaires, selon la Banque mondiale, pour que le PIB revienne à son niveau antérieur à la crise.

Pour l’institution financière, c’est l'occasion pour Moscou de relancer non seulement le crédit et de mieux contrôler ses dépenses publiques, mais également de réaliser les réformes de fonds pour diversifier son économie. Il s’agit de la rendre plus compétitive et plus attractive pour les investisseurs, grâce à une véritable bataille contre la corruption.
 

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