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Revue de presse Asie et Pacifique

A la une : la photo des dominos symbolisant le mur de Berlin qui s'effondrent poussés par Lech Walesa

Texte par : Valérie Rohart
5 min

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La presse d’Asie ne fait pas exception : The Australian donne la parole à l’un des acteurs clés de la chute du mur, Mikhaïl Gorbatchev. « Démolissez le mur qui bloque notre futur », écrit en titre le dernier président de l’URSS. « Le chemin vers la fin de la guerre froide était difficile. Le risque d’un conflit nucléaire était très élevé. Nous allions vers un désastre. Aujourd’hui, un autre danger nous menace », explique l’ancien numéro un soviétique. « Le changement climatique est le nouveau mur qui nous divise et menace notre avenir. Ce danger est sous-estimé par certains de nos dirigeants qui nous font ainsi courir un risque majeur », explique encore Mikhaïl Gorbatchev dans The Australian.

Vingt ans après, les morceaux du Mur de Berlin voyagent encore à travers le monde

Un panneau vient d’arriver à Taïwan, cadeau de l’Etat de Brandebourg. Le morceau de béton gris a été installé hier dans les jardins de la Fondation pour la démocratie, « mais, précise le Taipeh Times, la Fondation s’est refusée lors de l’inauguration, à faire tout parallèle entre l’Allemagne de 1989 et Taïwan en 2009. Elle estime qu’il est trop tôt pour parler de réunification avec la Chine », explique le Taipeh Times.

Un parallèle est encore plus évident en Corée avec une Corée du Nord et une Corée du Sud, comme il y avait une Allemagne de l’Ouest et une Allemagne de l’Est

Et si réunification, il doit y avoir un jour, « ne répétez pas les erreurs commises en Allemagne », titre le Chosun Ilbo qui cite le directeur d’un Institut allemand de recherche économique. « Quand mes amis coréens m’interrogent à propos de la réunification économique, je leur dis ' ne répétez pas les erreurs que nous avons commises en Allemagne ' », explique le professeur Ludwig. La plus grosse erreur a été, selon lui, le taux de change fantaisiste entre le Deutschemark de l’Ouest et celui de l’Est. « Puisque la Corée du Sud a du temps devant elle, il faut qu’elle se prépare à la réunification », explique encore ce chercheur allemand.

Pour l’instant, il n’est pas encore question de réunification, même si l’administration américaine fait tout pour relancer le dialogue et les négociations sur le nucléaire, la France ne veut pas être en reste

Et c’est sans doute pour cela que Nicolas Sarkozy a confié une mission de cinq jours à l’ancien ministre socialiste, Jack Lang, qui devient ainsi, de fait, envoyé spécial du président français. « La France, explique le Chosun Ilbo, est le seul grand pays d’Europe à ne pas avoir de relations formelles avec la Corée du Nord ». « La nomination d’un ancien ministre comme émissaire en Corée du Nord est assez inhabituel », estime le journal sud-coréen qui rappelle également que la France ne fait pas partie des six pays qui négocient le dossier nucléaire nord-coréen mais qu’elle est membre permanent du Conseil de sécurité. « Jack Lang, explique encore le Chosun Ilbo, a prévenu que la France pourrait jouer un rôle dans ces négociations à six ».

Une brève, vraiment très très brève dans la presse chinoise de ce matin

Elle tient en trois lignes dans le China Daily : « neuf hommes ont été exécutés pour avoir pris part aux affrontements qui ont fait près de 200 morts à Urumqui en juillet. Les 9 hommes ont été exécutés après que la Cour suprême a validé une dernière fois le verdict ». C’est tout pour le China Daily, il faut donc aller dans le South China Morning Post pour en savoir plus. « On ne sait pas quand ont eu lieu ces exécutions très exactement », écrit le journal de Hong-Kong, « mais le mois dernier, la justice chinoise a jugé et condamné 21 personnes dont 9 à la peine de mort. Il y aurait 8 Ouïghours et un membre de la communauté chinoise des Hans ». Dans le South China Morning Post, un porte-parole du Congrès mondial des Ouïghours regrette que les Etats-Unis et l’Europe n’aient pas fait pression sur la Chine pour éviter ces condamnations.

Le Times of India accuse ce matin un journal pakistanais d’avoir mis en danger un journaliste américain

« Un quotidien pakistanais inflige la peine de mort à un journaliste américain », titre ce matin le journal indien qui estime que huit ans après la mort brutale de Daniel Pearl, le quotidien paksitanais The Nation met en danger un autre journaliste du Wall Street Journal, Matthew Rosenberg en l’accusant d’être un espion à la solde de la CIA et d’être lié aux services secrets israéliens, le Mossad. Pour le Times of India, pas de doute : « c’est une manœuvre des services secrets pakistanais qui livrent ainsi le journaliste à la vindicte des extrémistes ».

Pour terminer, des nouvelles du groupe Abu Sayyaf aux Philippines

C’est dans le Philippine Inquirer : le groupe extrémiste musulman a enlevé hier un directeur d’école à Jolo. Comme sa famille ne pouvait verser que 150 000 des deux millions de pesos que le groupe réclamait, il a été purement et simplement décapité le jour même de son enlèvement.

 

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