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Revue de presse des Amériques

Le Brésil et le Paraguay plongés dans le noir

Texte par : Sylvain Biville
4 mn

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C’est bien sûr la coupure d’électricité géante au Brésil qui fait la « une » des journaux locaux. « Une panne à Itaipu cause une coupure dans tout le pays et au Paraguay », titre O Globo sur 4 colonnes. « C’est la première fois que le barrage hydroélectrique d’Itaipu (qui est l’un des plus grands du monde) connaît un tel dysfonctionnement », écrit le quotidien de Rio. « Itaipu a recommencé à fonctionner à plein régime », indique l’Estado de Sao Paolo, qui explique que la panne est liée aux intempéries.

La Folha rejette la faute sur la nature même du système électrique brésilien qui est totalement interconnecté. Cela présente l’avantage de permettre de fournir en électricité les régions les plus isolées du pays, mais parallèlement « cela facilité la propagation des problèmes », estime le journal. « C’est pour cela qu’un incident qui s’est produit à Itaipu, à la frontière sud du pays, a eu des effets jusque dans les Etats du nord ».

Le Jornal do Brasil rappelle que la dernière grande coupure générale d’électricité au Brésil a eu lieu le 11 mars 1999. Le gouvernement avait alors adopté des mesures de rationnement de l’électricité pour éviter de nouvelles pannes de même ampleur. Cela n’a pas empêché la coupure géante d’hier, constate le journal.

La panne alimente les rumeurs au Paraguay…

A Asuncion, le quotidien Ultima Hora, rappelle que tout le Paraguay a également été touché par cette panne, puisque le barrage d’Itaipu est géré conjointement par les deux pays.

La coupure d’électricité a d’ailleurs aussitôt relancé les rumeurs de coup d’Etat qui circulent d’ailleurs déjà avec insistance depuis plusieurs jours au Paraguay. Le ministre paraguayen de la Communication a même été obligé de démentir formellement en dénonçant la « stupidité » de ceux qui « utilisent un problème technique pour alimenter les spéculations ».
 
La panne, vue du Venezuela…

Au Venezuela, on s’intéresse de très près aux malheurs du Brésil : « Le Brésil victime lui aussi de coupures de courant », titre TalCual, qui rappelle qu’à Caracas, on est habitué de longue date à vivre sans électricité.

Le New York Times souligne d’ailleurs le paradoxe de voir un pays comme le Venezuela, qui abrite les plus importantes réserves d’hydrocarbures en dehors du Moyen-Orient et qui dispose d’un système hydroélectrique très dense, souffrir ainsi d’une pénurie d’énergie. « Nous payons pour les erreurs du président Chavez et de ses gestionnaires incompétents », explique le président de l’association vénézuélienne des victimes des coupures de courants, cité par le quotidien.
 
Les pots-de-vin Blackwater en Irak

Le New York Times révèle que la société de sécurité américaine Blackwater a versé un million de dollars de pots-de-vin pour acheter le silence d’officiels irakiens. Cela s’est passé en décembre 2007, juste après une tragique bavure au cours de laquelle des agents de sécurité de Blackwater ont tué 17 civils à Bagdad.

« Les enquêteurs américains et irakiens avaient déjà conclu que les tirs étaient injustifiés, le gouvernement irakien appelait à l’expulsion de Blackwater du pays et la société craignait de perdre ses juteux contrats avec le département d’Etat américain et d’autres clients privés », explique le New York Times.

C’est dans ce contexte que des versements secrets en argent liquide ont été approuvés par Blackwater, à destination de hauts fonctionnaires irakiens. Le journal précise que ces pots-de-vin, qui auraient été illégaux s’ils avaient été effectués aux Etats-Unis, sont loin d’avoir fait l’unanimité chez Blackwater.

11-Novembre canadien

Au Canada, le 11-Novembre est appelé la « Journée du souvenir ». Les cérémonies se dérouleront cette année à Ottawa en présence du Prince Charles. Et le Globe and Mail se demande pourquoi cette journée connaît un tel engouement depuis quelques années.

Au départ, la journée était marquée par une minute de silence, aujourd’hui ce sont deux minutes et les célébrations s’étalent même sur une semaine entière. Plusieurs millions de téléspectateurs regardent chaque année les cérémonies du 11-Novembre à la télévision. Ils étaient quelques centaines de milliers seulement il y a encore 20 ans.

« Cela représente une évolution culturelle extraordinaire pour les Canadiens » qui, jusqu’à présent, ne considéraient pas particulièrement leurs soldats, vus avant tout comme des troupes participant aux missions de maintien de la paix de l’ONU.

Aujourd’hui, avec les images télévisées des corps de soldats canadiens revenant d’Afghanistan, les choses évoluent, constate le Globe and Mail. Il commence à y avoir une réelle fascination pour la chose militaire au Canada, et particulièrement pour tout ce qui touche à la Première Guerre mondiale, un conflit fondateur pour la nation canadienne.

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