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Finances

Le Liechtenstein sort de la liste grise des paradis fiscaux

Château de Vaduz, principauté du Liechtenstein.
Château de Vaduz, principauté du Liechtenstein. Wikipedia
Texte par : RFI Suivre
3 min

Le Liechtenstein n'est plus un paradis fiscal selon les critères de l'OCDE. C'est ce qu'a annoncé ce mercredi l'Organisation de coopération et de développement économiques chargée par les pays du G20 de mettre à jour les listes des pays non coopératifs dans le domaine fiscal.

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La petite principauté a signé mardi 10 novembre deux accords d'échanges d'informations fiscales avec la Belgique et les Pays-Bas. Ce qui porte à douze le nombre de conventions de ce type signé ces derniers mois par le Liechtenstein.

Un nombre jugé suffisant par l'Organisation de coopération et de développement économiques qui a décidé de retirer ce pays de sa liste grise des paradis fiscaux.

A la veille du G20 de Londres, l'OCDE avait publié trois listes. Une liste noire des pays considérés comme des centres financiers non coopératifs. Une liste aujourd'hui vierge puisque que les Etats qui y figuraient, comme le Costa Rica, la Malaisie ou les Philippines, se sont tous engagés en avril dernier à coopérer et à échanger des informations fiscales.

Une deuxième liste dite « grise » comportait des pays qui ont pris des engagements en matière fiscale mais qui ne les ont pas encore appliqués. C'était le cas du Liechtenstein qui vient donc de rejoindre la liste blanche des pays dits vertueux.

Mais les critères de l'OCDE sont aujourd'hui vivement critiqués par de nombreuses ONG qui les jugent inappropriés et insuffisants.

Regroupées au sein d'un réseau international, le Tax Justice Network, ces ONG ont mis au point un « indice d'opacité financière » qui prend en compte le degré de secret d'un Etat et son poids dans la finance internationale. Ces organisations non gouvernementales estiment en effet que les listes de l'OCDE sont discréditées en raison des critères inappropriés et insuffisants auxquels l'organisation se réfère.

Et il y a une dizaine de jours, ce collectif a publié une liste alternative de paradis fiscaux qui ne comprend pas moins d'une soixantaine de pays.

Une liste qui fait la part belle à des Etats comme la Suisse, le Luxembourg, l'Autriche ou la Belgique. Des pays qui ont pourtant été blanchis par l'OCDE.

Au sommet de ce classement des juridictions considérées comme les plus opaques au monde, on trouve l'Etat américain du Delaware, qui se voit reprocher de garantir le secret bancaire, de ne pas tenir de registres publics des sociétés financières et de ne pas se conformer suffisamment aux règles internationales en matière de fiscalité. Son taux d'opacité a même été chiffré à 92%.

Il y a aussi l'Irlande qui occupe la 7ème position dans ce classement, la Belgique, l'Autriche, les Pays-Bas. Des pays qui ont tous été blanchis par l'OCDE. D'où ce commentaire ironique du Tax Justice Network : « Les principaux pourvoyeurs d'opacité financière ne sont pas de petites îles ensoleillées mais des nations riches qui disposent de leur propre territoire d'opacité ».

 

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