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Economie / France

Grand emprunt : Sarkozy arbitrera

Le président français Nicolas Sarkozy, mercredi 5 décembre, au Palais de l'Elysée.
Le président français Nicolas Sarkozy, mercredi 5 décembre, au Palais de l'Elysée. (Photo : Reuters)
Texte par : Myriam Berber
3 min

La commission sur le grand emprunt recommande un effort public de 35 milliards d’euros. Selon le quotidien Les Echos, sept priorités d’investissement ont été définies. Le rapport de la commission devra en principe être remis, le 19 novembre 2009, à Nicolas Sarkozy.

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Les membres de la commission sur le grand emprunt ont achevé leurs travaux. Les anciens Premiers ministres Alain Juppé et Michel Rocard qui ont présidé cette commission, ont, semble-t-il, trouvé un accord sur le montant de ce grand emprunt. Selon plusieurs sources, il tournerait autour de 35 milliards d’euros, comme Alain Juppé l’avait indiqué, lundi soir, devant des militants bordelais de l’UMP. Une somme à laquelle pourrait s’ajouter des fonds privés, des fonds de l’Union européenne ou des collectivités locales.

 
C’est un peu plus que les 20 à 30 milliards évoqués par François Fillon et beaucoup moins que les 100 milliards réclamés par des parlementaires UMP. Ce chiffre de 35 milliards s’inscrit en tout cas bien dans la fourchette évoquée, la semaine dernière, par Nicolas Sarkozy de 25 à 50 milliards. Le président a également dit vouloir financer cette somme, en partie par les 13 milliards remboursés par les banques. Cela pourrait donc signifier un recours à l’emprunt limité à 20 milliards d’euros.

Sept priorités  

Quels seront les secteurs bénéficiaires ?  Selon le quotidien économique Les Echos, sept priorités ont été identifiées. Premier objectif : le soutien à l’enseignement supérieur et à la recherche. La commission recommande de doter les universités et les grandes écoles de capitaux propres, à l’image des universités américaines. Deuxième priorité : le soutien aux PME innovantes via des ressources supplémentaires pour la banque Oséo. Troisième priorité : l’économie numérique avec notamment le développement des réseaux très haut débit.  
 
Les autres priorités sont d’ordre environnementales pour répondre au défi du réchauffement climatique (infrastructures de transport peu consommatrices d’énergie, rénovation thermique des bâtiments) et les biotechnologies pour répondre aux défis de l’accroissement des dépenses de santé ou pour financer des projets de réorganisation urbaine (transports du futur).

Emprunt « inutile » pour un Français sur deux  

Reste une inconnue : l’emprunt sera-t-il financé auprès des particuliers ou auprès des marchés financiers ? Pour réduire au maximum le coût de l’opération, le recours aux marchés financiers semble la solution privilégiée. En effet, la commission évalue à 1,5 point le coût supplémentaire d’une émission auprès des particuliers, soit un taux d’intérêt d’environ 4%, alors que l’Etat peut aujourd’hui se refinancer à 2 ,5% sur les marchés en empruntant à cinq ans. La commission insiste également sur un suivi rigoureux des dépenses du grand emprunt dans le cadre de la loi de Finances, qui pourrait passer par la création d’une mission budgétaire. 

Le 19 novembre 2009, les priorités stratégiques et le montant exact de l’emprunt seront présentés. Le rapport de la commission Juppé-Rocard sera remis, en effet, à cette date, au président Nicolas Sarkozy qui annoncera début décembre les suites qu’il compte y donner. Reste à savoir si les modalités satisferont à terme les Français, plutôt réticents à cette nouvelle initiative. Selon une étude TNS Sofres publiée jeudi pour le compte des Etats de la France, rendez-vous annuel des dirigeants et des décideurs sur la conjoncture, plus d’un Français sur deux juge « inutile » ce grand emprunt national.

 

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