France / Grippe A (H1N1)

Lancement de la deuxième phase de la campagne de vaccination

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot, pendant la conférence de presse consacrée au  lancement de la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) à Paris, le 9 novembre 2009.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot, pendant la conférence de presse consacrée au lancement de la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) à Paris, le 9 novembre 2009. Reuters / Gonzalo Fuentes

En France, la campagne de vaccination contre la grippe A H1N1 démarre ce jeudi pour les publics prioritaires. Six millions de personnes ont reçu les fameux bons de vaccination chez eux par courrier. Qui sont les premiers appelés et comment la vaccination va-t-elle s’organiser ?

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Après le personnel de soin, c’est maintenant le reste de la population française qui est appelé à se faire vacciner. A partir de ce jeudi, plus de mille centres collectifs vont accueillir les premiers prioritaires.

Il s’agit de l’entourage des enfants de moins de six mois, des médecins de ville et des professionnels de santé qui n’ont pas encore été vaccinés et enfin des adultes et des enfants dits fragiles, ceux qui souffrent de diabète, de maladies cardiaques ou encore de pathologies respiratoires. Cela représenta au total plus de 6 millions de personnes qui ont reçu ces derniers jours leur bon de vaccination. Elles doivent présenter ce bon à l’accueil d’un des centres, avant de rencontrer un médecin qui jugera sur place s’il leur prescrit ou non le vaccin.

L'inconnue du nombre de volontaires

Après la piqûre, il faudra attendre trois semaines avant de revenir pour une seconde dose. La France a en effet pris la décision de garder le modèle à deux injections.

Roselyne Bachelot

La grande inconnue désormais est de savoir combien de ces personnes seront volontaires. A l’image du personnel hospitalier, les Français semblent réticents. En cause, l'adjuvant, c'est-à-dire la substance qui améliore l'efficacité du vaccin. En cause aussi, les relations entre les experts qui conseillent la ministre de la Santé et les laboratoires pharmaceutiques qui fabriquent ces mêmes vaccins. En cause encore, finalement, la trop grande insistance des autorités sanitaires à vouloir imposer une vaccination généralisée.

Conséquence : moins de 10% des infirmiers et des médecins ont suivi les conseils de leur ministre. Et il semble que les Français vont adopter la même attitude. Selon les derniers sondages, plus des trois quarts d’entre eux n’ont pas l’intention de se plier aux recommandations.

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