Accéder au contenu principal
France

Pasqua accuse Jacques Chirac

L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua lors de la conférence de presse qu'il a tenue le 12 novembre à Paris.
L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua lors de la conférence de presse qu'il a tenue le 12 novembre à Paris. REUTERS/Benoit Tessier
Texte par : RFI Suivre
2 min

L'ex-ministre français Charles Pasqua, condamné à un an de prison ferme dans l'affaire de l'Angolagate, a affirmé ce jeudi que l’ancien président Jacques Chirac était informé dès 1995 de la vente d'armes à l'Angola. Il l'accuse de ne pas « avoir assumé ses responsabilités ».

Publicité

Charles Pasqua, 82 ans, avait promis une montagne de révélations sur les secrets les mieux gardés de la République. Il n'en a rien été. Toujours goguenard, souvent drôle, le vieil animal politique blessé s'est en fait évertué à défendre son honneur après sa condamnation dans l'affaire de l'Angolagate.

Il a affirmé, lors d’une conférence de presse ce jeudi, que « les plus hautes autorités du pays étaient informées » des ventes d’armes vers l’Angola en 1995.

Condamné dans cette affaire pour trafic d'influence à trois ans de prison dont un ferme et à 100 000 euros d'amende, le vieux sénateur a cité les noms de Jacques Chirac, de Dominique de Villepin, alors secrétaire général de l'Elysée, de l'ancien ministre de la Défense Charles Million et d'Hervé de Charette, ancien ministre des Affaires étrangères.

« Aucune de ces personnalités n'a été entendue par le magistrat instructeur, aucun ne s'est opposé à ces opérations alors qu'ils étaient informés », a-t-il ajouté.

Ce n'est pas une affaire judiciaire, c'est une affaire d'Etat.

L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua

Espérant, au mieux, une relaxe en appel de sa condamnation et souhaitant, au pire, ne pas tomber seul, l'ancien ministre de l'Intérieur a, pour mieux justifier sa colère, brandi une note de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) datée de décembre 1995.

Le document mettant en évidence le caractère illégal de la transaction avec l'Angola avait été transmis à treize destinataires, dont Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Avec malice, Charles Pasqua demande, alors, pourquoi aucune de ces personnalités n'a été entendue ou ne s'est opposée à ces opérations alors qu'elles étaient informées.

Charles Pasqua s'en est pris avec véhémence à son ancien ami Jacques Chirac.  « Il a manqué à son devoir alors que j'ai risqué ma peau pour lui. Son comportement est inacceptable », a t-il lancé.

L'ancien ministre a annoncé qu'il avait porté plainte contre le juge Philippe Courroye, chargé de l'enquête sur l'Angolagate. Il l'accuse d'avoir dirigé« une instruction uniquement conduite à charge ».

Il a aussi fait part de son intention de lancer une pétition auprès des parlementaires pour obtenir la levée du secret-défense dans toutes les affaires de ventes d'armes depuis 2002.

Si Charles Pasqua est libre aujourd'hui, alors qu’il a été condamné à de la prison ferme, c’est parce qu’il a fait appel et qu’il bénéficie de son immunité de sénateur.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.