Iran

Les tensions franco-iraniennes s’exacerbent autour de l’affaire Clotilde Reiss

La Française Clothilde Reiss, arrêtée le 1er juillet à Téhéran.
La Française Clothilde Reiss, arrêtée le 1er juillet à Téhéran. (Photo : AFP)

Téhéran n'entend pas céder à ce qu'elle considère être des pressions politiques de la part de la France dans l’affaire Clotilde Reiss.Le ministre français des Affaires étrangères a demandé aux autorités de Téhéran l'assurance que la jeune universitaire sera relâchée après son procès. Une requête très mal prise du côté iranien. 

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Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

C’est sans doute le début de nouvelles tensions entre Téhéran et Paris. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangère a en effet rejeté toute garantie pour la comparution de Clotilde Reiss devant le tribunal où elle doit être jugée pour avoir participé à des manifestations de protestation en juin dernier.

L’Iran refuse de conditionner la comparution de Clotilde Reiss devant le tribunal à une garantie qu’elle ne sera pas emprisonnée a déclaré Ramin Mehmandoust le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. « Clotilde Reiss ne sera pas graciée sous la pression politique française » a-t-il ajouté.

Arrêtée le 1er juillet dernier, elle a été libérée à la mi-août à condition qu’elle reste à l’ambassade de France à Téhéran. Selon le quotidien français Le Figaro, la France aurait fait savoir à Téhéran que Clotilde Reiss se rendrait aux convocations du tribunal de Téhéran si elle recevait l’assurance écrite que la chercheuse ne serait pas emprisonnée.

Cette affaire risque de provoquer de nouvelles tensions entre Téhéran et Paris alors que les relations sont déjà mauvaises en raison de la position plutôt ferme de la France sur le dossier nucléaire iranien.

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