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France / Syrie

Bachar al-Assad affirme que Netanyahu n'est pas prêt pour la paix

Le président français (d) et son homologue syrien (g) au palais de l'Elysée à Paris, le 13 novembre 2009.
Le président français (d) et son homologue syrien (g) au palais de l'Elysée à Paris, le 13 novembre 2009. Reuters/Gonzalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A l'issue d'une rencontre avec Nicolas Sarkozy, le président syrien s'est félicité de la confiance retrouvée entre les deux pays. Bachar al-Assad a parallèlement rejeté l'idée d'une rencontre directe avec Benyamin Netanyahou comme l'a proposé le Premier ministre israélien. Pour le président syrien ce n'est pas une telle rencontre qui règlera le conflit israélo-syrien.

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C'est un président syrien heureux d'une relation de confiance restaurée qui a quitté l'Elysée ce vendredi. Bachar al-Assad s'est félicité de la volonté de la France d'aider au règlement des conflits au Proche-Orient.
Mais sur le volet israélo-syrien, il a rappelé qu'une médiation turque était toujours en cours. Une manière de souligner qu'il n'attendait pas de la France qu'elle se substitue à la Turquie.
Il a surtout rejeté toute idée d'une rencontre directe avec le Premier ministre israélien. Benyamin Netanyahu avait laissé entendre mercredi qu'il était prêt à rencontrer sans condition en tout lieu et à tout moment Bachar al-Assad. Une rencontre inutile selon le président syrien pour qui le règlement du conflit passe par la restitution du plateau du Golan.
En attendant, Bachar al-Assad estime qu'il appartient aux négociateurs des deux pays de poursuivre les discussions. Le président syrien n'a en revanche rien dit sur l'Union pour la Méditerranée. Ce projet lancé en juillet 2008 est totalement bloqué depuis l'offensive israélienne dans la bande de Gaza l'hiver dernier. Et rien n'indique qu'une relance de cette Union pour la Méditerranée soit à l'ordre du jour.
 

La gauche israélienne, considérée comme « le camp de la paix » a disparu
 

Avec notre correspondante à Jérusalem, Catherine Monnet

« Ce sont les mots du ministre français des Affaires étrangères qui résume le mieux la situation politique en Israël aujourd’hui » assure le quotidien Haaretz dans son édition de vendredi.

Un peu plus tôt cette semaine, Bernard Kouchner regrettait qu’il n’y ait plus de camp de la paix en Israël. Et c’est exactement ce que démontre une enquête réalisée par le quotidien de centre-gauche. Neuf mois après les dernières élections générales, la gauche israélienne a littéralement fondue, disparue, au profit de la droite qui n’a peut-être jamais été aussi forte.

Si des élections avaient lieu aujourd’hui, la droite gagnerait 72 sièges à la Knesset au lieu des 65 obtenus en février dernier. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui n’a encore rien cédé à la communauté internationale sur la colonisation, continue de bénéficier d’une cote de popularité particulièrement bonne.

L’Etat hébreu n’a donc jamais été aussi ancré à droite, pour autant une majorité d’Israéliens semblent rester pragmatiques. 57% des personnes interrogées soutiennent les dernières propositions d’un ministre centriste de Kadima. Pour la première fois cette semaine, un membre de la coalition gouvernementale a proposé d’ouvrir, sous condition, un dialogue avec le Hamas.
 

 

 

Bachar al Assad

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