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France

Deux lauréates du Prix francophone de la liberté de la presse

Le 9e « Prix francophone de la liberté de la presse », décerné par RFI, Reporters Sans Frontières et l'Organisation Internationale de la Francophonie, a été attribué jeudi à Paris à l'Haïtienne Gaby Saget de Radio Métropole à Port-au-Prince et à la Cambodgienne Ung Chansophea de Cambodge Soir Hebdo.

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A 26 ans, la Cambodgienne Ung Chansopea n’a pas perdu de temps. Titulaire d’une licence en littérature française, option journalisme, elle commence par parler d’économie à la télévision dans l’émission Business Edge. Mais c’est surtout le social qui passionne Ung Chansopea la lauréate : « Je rêve d'être rédactrice en chef d'un journal local pour traiter des problèmes sociaux. Comme la violence domestique, les conflits familiaux, les problèmes d'éducation, la pauvreté, etc...»

Pour le procès des anciens dirigeants khmers rouges, Ung Chansopea est revenue à la télévision. Après un salut rituel incliné devant les caméras, Ung Chansopea rappelle qu’elle est journaliste au Cambodge Soir. Le quotidien en français a aussi une version hebdomadaire pour les reportages.  « Bleus au corps, bleus à l’âme » est paru le 18 juin dernier. Une enquête sur les violences domestiques au Cambodge :

« La violence domestique existe dans tous les pays mais le Cambodge est un cas particulier. Les femmes souffrent de la violence mais n'osent pas en parler, ni porter plainte contre le mari parce qu'elles en dépendent économiquement et par conséquent elles ont peur d'être répudiées. Elles redoutent donc le divorce ».

« Bleus au corps, bleus à l’âme » : un article qui vaut aujourd’hui le Prix francophone de la liberté à Ung Chansopea. Une enquête publiée en français qui aurait difficilement pu sortir dans la presse cambodgienne. Mais pour la jeune journaliste, « C’est un peu difficile. Même si on dit que la liberté de presse existe au Cambodge, cette liberté est limitée surtout pour les journaux locaux : 80% des journaux sont contrôlés par le  gouvernement. A cela s'ajoute le problème de la corruption. Certains maris violents n'hésitent pas pour étouffer les affaires de verser des pots-de-vin. C'est donc une tâche difficile pour les journaux locaux d’en parler sans contrainte, ni pression ».

On espère retrouver prochainement de grandes enquêtes sur la société cambodgienne sous la plume de Ung Chansophea, et peut-être aussi sur la musique pop sud-coréenne, l’autre grande passion de l'heureuse lauréate. 

Les conditions de travail des ouvriers de la sous-traitance à Port-au-Prince

Le Prix décerné à la journaliste haïtienne, Gaby Saget, dans la catégorie radio

Le reportage primé de Gaby Saget, s'intitule « Les conditions de travail des ouvriers de la sous-traitance à Port-au-Prince ». Il a été diffusé le 11 septembre 2009 sur les antennes de Métropole, une radio privée de la capitale haïtienne.

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