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Football/Mondial 2010

Eire-France : les trois clés du succès à Croke Park

Le stade de Croke Park.
Le stade de Croke Park. AFP
3 min

L’équipe de France joue une partie de sa qualification en Coupe du monde, ce 14 novembre, en Irlande. Les Bleus devront éviter trois pièges à Dublin : résister à a pression du public de Croke Park, répondre au défi physique irlandais sans faire de fautes et contenir l’adversaire sur coups de pied arrêtés.

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Raymond Domenech en parle depuis trois ans et la finale de la Coupe du monde 2006 perdue face à l’Italie aux tirs au but. Le sélectionneur de l’équipe de France rêve d’une victoire douloureuse, fondatrice pour son groupe. Après le Mondial allemand, l’entraîneur des Bleus s’est lancé dans une campagne de renouvellement dont les effets se sont révélés pervers à l’Euro 2008.

Depuis, les Tricolores ont lentement progressé mais affichent encore quelques carences dans le jeu. Il leur manque aussi et surtout un supplément d’âme. L’esprit de solidarité entrevu en Serbie pourrait définitivement se matérialiser ce 14 novembre, dans l’enfer de Croke Park, en match de barrage pour la Coupe du monde, face à l’Eire. Mais pour réussir un résultat à Dublin, les Français vont devoir éviter trois pièges.

Résister à la pression du public

Jouer devant 85 000 spectateurs déchaînés, les Bleus en parlent presque avec gourmandise. Hors de question de se laisser impressionner par la ferveur populaire qui agitera les travées de Croke Park. En 2005, ils s’étaient imposés 1-0 à Lansdowne Road en éliminatoires du Mondial 2006. Une frappe enroulée de Thierry Henry avait fait taire les spectateurs irlandais.

Yoann Gourcuff n’a pas peur et remettrait bien ça : « On imagine une grosse ambiance, digne du football britannique. L'Irlande a montré dans les poules qu'ils savaient bien jouer au foot. J'ai beaucoup de respect pour cette équipe, mais on va essayer de jouer notre football. »

Jouer viril mais correct

Les Verts sont connus pour leur « fighting spirit ». L’équipe entraînée par l’Italien Giovanni Trapattoni imprime une grosse pression athlétique. Rien de surprenant selon le Bordelais Alou Diarra, pressenti pour remplacer Jérémy Toulalan dans l’entrejeu. « On connaît le style de jeu des Irlandais. On sait à quoi s'attendre », lance-t-il.

Oui, mais cinq des titulaires potentiels (Sagna, Gallas, Abidal, Evra, Gourcuff) sont sous la menace d’une suspension en cas de nouveau carton jaune et pourraient évoluer avec trop de retenue. « L'équipe de France doit jouer vers l'avant et à partir du moment où on joue dans leur moitié de terrain, la moitié du travail est fait, affirme Eric Abidal. Dans nos clubs, on tombe aussi souvent sur des adversaires comme ceux-là. Il ne faut pas tomber dans la provocation, ne pas péter un câble ». Il faudra donc jouer viril mais sous contrôle.

Etre impérial sur coups de pied arrêtés

Il faudra également tenir la dragée haute à une équipe redoutable sur coups de pied arrêtés. Problème, les Tricolores sont perméables dans un secteur où l’adversaire excelle. Pourtant, la taille moyenne des principaux joueurs Irlandais, 182 centimètres, n’est pas si importante. La clé se trouve ailleurs selon Raymond Domenech : « Le football n'est pas qu'un problème de taille, c'est une question de technique, d'intelligence, pleins d'éléments rentrent en ligne de compte, sinon on jouerait au football avec des basketteurs. »

Tout sera question de concentration, de placement et de hargne. C’est ce qui avait manqué aux Bleus lors de leur déplacement en Autriche, en septembre 2008. Une défaite 3-1 pour leur premier match de ces éliminatoires qui leur vaut aujourd’hui de disputer les barrages.

Ecoutez Eire-France en direct de Dublin sur RFI avec nos envoyés spéciaux Christophe Diremszian et Olivier Pron, prise d'antenne à 19h40 TU.

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