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Ghana

Un grave accident dans une mine pointe les exploitations illégales du pays

Des paillettes d'or
Des paillettes d'or Intérêt - général.info
Texte par : RFI Suivre
2 min

Selon un bilan de la police, au moins 18 personnes sont mortes, mardi 10 novembre, ensevelies dans une mine d'or illégale de l'ouest du pays après un glissement de terrain. Au côté des compagnies locales et internationales qui exploitent le minerai légalement, des milliers d'orpailleurs travaillent en dehors de toute autorisation. 

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On les appelle au Ghana les Galamsey, une contraction de « Gather and Sell » ramasser puis vendre. Faute d’autres moyens de subsistance, ils sont des milliers à creuser la terre sans licence à la recherche d’or.

Et avec la hausse des cours en ce moment, ils sont encore plus nombreux, comme l'explique Ben Aryee, le directeur de la Commission ghanéenne des minerais : « Le prix de l'or a beaucoup augmenté depuis environs un an : depuis quelques mois, l'once d'or se vend à plus de 1 000 dollars. C'est du coup très attractif. Aujourd'hui, il y a plus de mineurs illégaux que de mineurs légaux. Parce que c'est facile de creuser, prendre un morceau de terre, le laver, et en tirer de l'or, et comme les prix sont élevés, il suffit d'un petit peu d'or pour faire de l'argent », constate Ben Aryee.

Evidemment, les quelque 250 compagnies minières légales n'apprécient pas cette concurrence, le gouvernement non plus, pour qui c'est aussi un manque à gagner fiscal. En 1989, il a mis en place des licences pour exploiter de petites parcelles en accord avec la loi et les normes de sécurité. Mais la plupart des mineurs illégaux les ont refusées, pour ne pas avoir à payer les taxes qui vont avec.
 

 

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