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Turquie

Un plan pour la question kurde

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le 3 octobre 2008.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le 3 octobre 2008. ( Photo : Reuters )
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le chef du gouvernement turc, Recep Tayyip Erdogan, doit présenter au Parlement ce vendredi son plan dit « d’ouverture démocratique » - en fait de résolution du problème kurde. Il ambitionne de mettre un terme à un conflit qui a fait quelque 45 000 victimes en un quart de siècle. Très attendu, ce plan est par avance rejeté par l’opposition, et vu avec méfiance par l’opinion publique.

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Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

Les formations d’opposition, qui avaient d’abord menacé de boycotter le débat, notamment si celui-ci était secret, ont finalement annoncé leur participation. Mais elles ont également promis de multiplier les recours, ce qui fera perdre plusieurs heures avant que les choses sérieuses ne commencent. 

D’ores et déjà, la séance d’explication par le ministre de l’Intérieur, mardi, avait tourné au pugilat, ce qui l’avait empêché de dévoiler beaucoup de ce plan tant attendu. Tout ce qu’a évoqué Béchir Atalay, c’est la disparition des contrôles de sécurité dans le sud-est à majorité kurde. C’est peu.

Il faut que le gouvernement soit assez courageux pour entamer un dialogue avec les Kurdes.

Musa Kaval, député du Parlement kurde en exil

On sait aussi que le gouvernement entend libéraliser encore l’usage de la langue kurde et son apprentissage, et sans doute aussi dissoudre les milices de gardiens de village, quelque 70.000 supplétifs souvent impliqués dans des affaires criminelles. Il veut aussi lancer un vaste plan d’investissement économique pour développer la région.

Mais là où on attend surtout le Premier ministre, c’est sur des annonces plus politiques comme des mesures d’amnistie accompagnant les retours de repentis, seules à même de faire vraiment taire les armes. C’est là que l’opposition devrait sortir du bois, profitant du scepticisme grandissant d’une opinion publique qui rejette ce plan pour une solution démocratique à près de 52%.
Autant dire que Tayyip Erdogan joue son va-tout avec cet ambitieux mais épineux dossier.
 

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