Accéder au contenu principal
France / Brésil

Climat : Sarkozy et Lula adoptent une position commune

Le président français Nicolas Sarkozy accueille son homologue brésilien Lula da Silva au palais de l'Elysée, le 14 novembre 2009.
Le président français Nicolas Sarkozy accueille son homologue brésilien Lula da Silva au palais de l'Elysée, le 14 novembre 2009. REUTERS/Benoit Tessier
Texte par : RFI Suivre
4 min

Nicolas Sarkozy et son homologue Lula da Silva, qu'il recevait samedi à l'Elysée, ont signé un texte commun pour la conférence de Copenhague sur le changement climatique qui se tiendra du 7 au 18 décembre. Les deux chefs de l'Etat espèrent rassembler le plus grand nombre de pays autour de leur position.

Publicité

Luiz Ignacio Lula da Silva et Nicolas Sarkozy ont réclamé, samedi à Paris, un engagement ferme à Copenhague sur une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050. Les deux présidents ont annoncé un tour du monde pour rallier le maximum de pays à leur cause avant l'ouverture de la conférence sur le changement climatique, en décembre, dans la capitale danoise. Ils mettent ainsi la pression sur la Chine et les Etats-Unis, dont les principaux responsables se rencontrent en ce moment même à Singapour au sommet de l'APEC. Le forum économique Asie / Pacifique vient de revoir à la baisse ses objectifs précisément en matière de climat. Dans la résolution finale, a été supprimé l'appel à une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.  

 

Le président français Nicolas Sarkozy

« Nous nous battons pour que Copenhague soit un succès, nous voulons que des positions ambitieuses soient défendues à Copenhague, nous n'accepterons pas un accord au rabais », a affirmé le président français Nicolas Sarkozy.

Si Nicolas Sarkozy se démène, aux côtés de son ami Lula, pour tenter de sauver la planète, tout le monde n'en fait pas de même. Le président français va même jusqu'à désigner les mauvais élèves : « Vous savez l’amitié que la France éprouve pour les Etats-Unis et la confiance que j’ai dans le président Obama. Mais la première économie du monde doit être à la hauteur de ses responsabilités ».

 

Le président brésilien Lula da Silva

Luiz Inacio Lula da Silva est encore plus direct, il accuse la Chine et les Etats-Unis de vouloir faire de petits arrangements entre amis, à Copenhague, sur le dos du reste du monde : « Nous n'avons pas le droit de laisser le président Obama et le président Hu Jintao célébrer un accord prenant pour base les réalités économiques de leurs seuls pays (...) et tenter de créer un G2, sans tenir compte des responsabilités que nous devons avoir envers l'ensemble de l'humanité ».

La position commune franco-brésilienne repose sur une réduction de 50% des émissions de CO2 d'ici 2050 et sur la création d'une « Organisation mondiale de l'environnement ». Pour rallier le plus grand nombre de pays à leur « bible climatique », Lula et Nicolas Sarkozy promettent un tour du monde en 35 jours, jusqu'à l'ouverture de la conférence de Copenhague.
 

L'ancien activiste italien d'extrême gauche Cesare Battisti vient d'entamer une grève de la faim dans une prison brésilienne pour marquer son opposition à son éventuelle extradition en Italie. « Je suis prêt à mourir si je dois le faire, mais jamais aux mains de mes bourreaux », écrit Battisti dans une lettre adressée au président brésilien, alors que la Cour suprême du Brésil a une nouvelle fois repoussé cette semaine sa décision finale sur la demande italienne d'extradition.

Le président brésilien, qui sera dimanche à Rome, a refusé de dire ce qu'il ferait si la Cour suprême optait pour l'extradition. Il a seulement déconseillé à Cesare Battisti la grève de la faim, à laquelle il a eu lui-même recours alorq qu'il était syndicaliste.

« Si j'étais Battisti, je ne commencerais pas une grève de la faim, c'est très mauvais. J'ai moi-même fait six jours de grève de la faim dans le passé. Ce n'est pas bon pour la santé. Je pense que le président de la République du Brésil peut faire peu de choses lorsque le dossier se trouve entre les mains de la plus haute juridiction brésilienne. Je dois attendre la décision de la Cour suprême sur le cas de Battisti, pour savoir si la présidence de la République peut faire quelque chose », a-t-il déclaré à la presse. 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.