Brésil

Gaz à effet de serre : le Brésil veut montrer l'exemple

Une vue de la forêt tropicale amazonienne, partiellement abattue.
Une vue de la forêt tropicale amazonienne, partiellement abattue. AFP

Le Brésil s’est engagé à réduire jusqu'à 39% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport aux prévisions de 2020, a annoncé le gouvernement brésilien. Une annonce faite à la veille de la visite à Paris du président Lula. Il est reçu par Nicolas Sarkozy au palais de l’Elysée ce samedi pour préparer le sommet sur le climat, le 7 décembre à Copenhague.

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Avec notre correspondante à Rio de Janeiro, Annie Gasnier

En tant que nation émergente, le Brésil n´a pas d´obligation comme les pays plus riches. Mais hier à Brasilia, les autorités ont affiché leur intention de réduire de 36 à 39% les émissions de gaz à effet de serre d´ici 2020.

L´accent sera notamment mis sur les énergies alternatives, comme la biomasse et les panneaux solaires, pour conserver une matrice énergétique déjà propre, grâce à l´hydroélectricité. L´agriculture intensive deviendra plus efficace, plus productive sur moins de sols, généralement gagnés sur la forêt.

Et les efforts pour réduire la déforestation seront poursuivis : la destruction de l´Amazonie a été réduite de 45% ces douze derniers mois. La plus grande forêt tropicale du monde souffrirait gravement d´un réchauffement climatique accentué.

Le Brésil veut se montrer volontaire, ambitieux et exemplaire, souhaitant être suivi par d´autres nations. Brasilia s´inquiète d´un possible échec à la conférence de Copenhague. Le président Lula devrait en discuter ce samedi à l´Elysée, avec son homologue, Nicolas Sarkozy.
 

Net ralentissement du déboisement de la forêt brésilienne

La forêt a perdu 7000 km2 en un an soit 45 % de moins qu'en 2008. C’est de loin le meilleur résultat depuis 20 ans, lorsqu’en 1988, l’Institut national brésilien d’enquêtes spatiales, l’INPE, a relevé l’état des forêts brésiliennes. Il s’appuyait sur l’observation satellitaire pour calculer - scientifiquement - le taux de déforestation de ce vaste pays généreusement doté par la nature d’une végétation exubérante et luxuriante.
Une végétation dont l’impact sur le climat a été révélé au fil des dernières décennies, à tel point que d’aucuns parlent de la forêt amazonienne, comme étant le poumon de notre planète.
Les pires craintes avaient été exprimées en 2004, lorsque cet institut avait recensé la disparition de 27.000 km2 de forêt en Amazonie. Un programme de protection de la forêt avait été engagé peu après. Il rassemblait 43 villes amazoniennes et il semble aujourd’hui qu’il porte ses fruits.
Le gouvernement brésilien, président Lula en tête, s’est engagé à réduire le déboisement de 80% d’ici 2020, faisant de ce but l’un de ses principaux objectifs dans la lutte contre le réchauffement climatique.

 

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