Bolivie

Les Mennonites font parler d'eux

Johan Teichroeb, le gérant de la fromagerie.
Johan Teichroeb, le gérant de la fromagerie. Reza Nourmamode/RFI

La communauté religieuse mennonite est frappée par le scandale en Bolivie. Certains membres ont été chassés de leur colonie, accusés de viol collectif. Les Mennonites tentent de redorer leur image.

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Au pays des indiens Aymaras, ils dénotent : grands, blancs, germanophones, chrétiens évangélistes portant salopettes ou robes à fleur et refusant (presque) tout progrès technologique, les Mennonites se sont installés il y a environ quarante ans en Bolivie où ils vivent de l’agriculture et de l’élevage dans des colonies isolées.
Ils sont pourtant aujourd’hui au cœur d’un fait divers particulièrement sordide qui choque le pays.

Huit d’entre eux sont actuellement en détention, accusés d’avoir violé plus d’une centaine de femmes, dont des mineures. Ils auraient utilisé un aérosol rempli d’un produit soporifique pour endormir les futures victimes dans leur propre maison avant de passer à l’acte. Fait unique, ce sont les dirigeants de la colonie mennonite Manitoba, là où les viols ont eu lieu qui ont eux-mêmes remis les suspects à la police bolivienne.

Ayant fui le Mexique dans les années 1960 pour échapper selon eux à « la corruption de la société moderne » qui pénétrait les colonies, les Mennonites doivent aujourd’hui faire face à un scandale qui met en danger leur mode d’existence.
Certains Mennonites, qui sont sortis des colonies en raison des règles de vie trop strictes, commencent désormais à parler et à raconter les travers de leur vie passée, une vie qui jusqu’à aujourd’hui se déroulait à l’abri des regards.
Pour tenter de corriger l’image véhiculée par les viols collectifs, la colonie de Manitoba ouvre parcimonieusement ses portes au monde extérieur.
 

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