Accéder au contenu principal
Chine, Etats-Unis

Barack Obama en Chine

Le président américain, Barack Obama, est attendu à Shanghai ce dimanche 15 novembre.
Le président américain, Barack Obama, est attendu à Shanghai ce dimanche 15 novembre. REUTERS/Jason Reed
Texte par : RFI Suivre
3 min

Le président américain est arrivé dimanche à Shanghai, première étape d'une visite de trois jours en Chine, la première depuis son élection à la présidence des Etats-Unis. C'est l'étape la plus importante de cette tournée en Asie , une sorte de face à face entre les Etats Unis, première puissance mondiale, et la Chine, devenue en quelques années première puissante émergeante, et surtout la seule rivale des Etats-Unis. 

Publicité

Avec notre correspondant à Pékin Marc Lebeaupin

La rue commente la visite du président américain en Chine

Les contentieux se sont accumulés depuis quelques années entre Pékin et Washington sur pratiquement tous les dossiers importants.

Dossiers économiques tout d’abord avec les tensions commerciales. Dernier conflit en date : l'offensive américaine contre les aciers chinois. La Chine a immédiatement répliqué en sanctionnant les importations de véhicules et pièces détachées automobiles. Barack Obama, qui entend rééquilibrer les échanges, a aussi annoncé qu’il parlerait de la sous évaluation du yuan. Face à cette offensive, la Chine réagit en dénonçant les tentations protectionnistes de la Maison Blanche.

Barack Obama et les dissidents

Les dossiers politiques ne sont pas oubliés. Avant son départ des Etats-Unis, Barack Obama s'est inquiété du manque de liberté d'expression, de liberté religieuse, de la question de l’accès à l'information en Chine, ou encore de la situation au Tibet. La réaction de la presse officielle chinoise a été immédiate : « Il ne faut pas porter atteinte à la sensibilité des chinois, et le président américain est appelé à réaffirmer sans ambiguïté l'appartenance du Tibet à la Chine».

Très loin d'une relation apaisée

Tensions économiques, politiques et militaires aussi : les Chinois ont dévoilé récemment un nouvel arsenal qui fait peur aux Américains. On a assisté cette année à de graves incidents entre marines chinoise et américaine en mer de Chine. Sans oublier que le soutien américain à Taiwan est toujours source de tensions.

Même si on est très loin d'une relation apaisée entre Pékin et Washington, Il y a une évidente nécessité à ce que ces deux pays s’entendent et la Chine reconnait le bénéfice d'une alliance stratégique avec les Etats-Unis même si elle se considère et s’affiche comme grande puissance.

Donc c'est surtout de cela dont les deux nations considérées comme « les plus puissantes du monde » selon la presse chinoise, vont parler lors de cette visite de trois jours, en mettant certainement de côté les dossiers qui fâchent le plus.

D’ailleurs on constate que du côté chinois, les dirigeants, à commencer par le président chinois Hu Jintao, se sont bien gardés de commenter les dernières déclarations de Barak Obama.

Ce serait une petit révolution, dans un pays où la communication est très étroitement contrôlée. Obama va s'assurer que le débat qu'il va avoir avec les étudiants sera totalement libre, ouvert et sans intervention de la censure chinoise.

« Je veux parler directement aux étudiants, et sans interférence », a expliqué le président américain. Cela signifie en particulier que ce débat sera retransmis en direct sur les télévisions chinoises. Et surtout que les questions des participants ne seront pas prévues à l'avance, rédigées et sélectionnées. Une révolution en Chine où on redoute toujours une intervention embarrassante pour les autorités.

Pour l'administration américaine, il n'est pas question que la censure chinoise ait le doigt posé sur le bouton, prête à interrompre la diffusion. Et Barak Obama sait de quoi il parle ; la retransmission de son discours, le jour de son investiture à Washington, a été coupé par les autorités chinoises quand il évoquait les droits de l'homme en Chine.

Le nouveau Prix Nobel veut pouvoir s'exprimer totalement librement, mais la négociation est difficile. Selon le South China Morning Post du vendredi 13 novembre, les négociations se poursuivaient...

Et pour mieux prévenir tout dérapage, les autorités chinoises ont déja réduit le nombre de participants de 1 500 à seulement 600.

M.L.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.