Accéder au contenu principal
France

La fessée bientôt interdite ?

Affiche de l'association Ni claques, ni fessées.
Affiche de l'association Ni claques, ni fessées. DR
Texte par : RFI Suivre
2 min

Interdire la fessée ? La célèbre pédiatre et députée UMP Edwige Antier vient de déposer une proposition de loi interdisant les châtiments corporels et notamment la fessée tout en admettant qu' il est quelque fois possible de craquer. Cependant , de plus en plus d'éducateurs et de pédo-psychiatres pensent au contraire que gifles et fessées laissent des traces psychologiques indélébiles.  

Publicité

Le code pénal interdit les châtiments corporels graves. Mais c’est tout. Rien n'est prévu sur la fessée, alors que dans 19 des 27 pays de l’Union européenne, une loi existe pour l’interdire, notamment en Suède. Depuis 12 ans, le Dr Jacqueline Cornet, fondatrice de l’association « Ni claques, ni fessées » essaie d’obtenir une loi en France.

Pour le Dr Cornet, « La Suède a 30 ans d’avance sur nous, donc nous avons des terrains d’expérimentations qui sont excellents. On a pu voir comment ils ont fait : ils ont multiplié les lieux où les parents ont pu s’informer, se documenter et être soutenus et cela a très bien marché, la violence est moindre. En France, nous avons deux enfants qui meurent chaque jour de la violence familiale. En Suède, il y a trente ans, il y avait le même nombre enfants qui mouraient, aujourd’hui, il n'y en a plus aucun », constate-t-elle.

87% des parents déclarent avoir déjà donné une fessée et 53% sont contre son interdiction.  Beaucoup estiment qu'une utilisation «modérée» de la fessée est acceptable.

« Une loi c’est fait pour des grandes des généralités. Il ne faut pas taper sur les enfants, ce n’est pas bon pour lui, mais ce n’est pas parce qu’un parent énervé et à bout de souffle lui donne une claque un jour que cela pose problème. Mais il faut savoir que ce n’est pas bon de frapper un enfant » rajoute le docteur Cornet.

La loi serait inscrite non pas dans le code pénal, mais dans le code civil. Pas de pénalités prévues donc, mais un droit : celui de l’enfant à être élevé sans violence.

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.