Etats-Unis, Russie, Iran

Iran : Dmitri Medvedev et Barack Obama s'impatientent

Le président américain Barack Obama (g) et le président russe Dmitri Medvedev, lors d’une réunion bilatérale à Singapour, le 15 novembre 2009.
Le président américain Barack Obama (g) et le président russe Dmitri Medvedev, lors d’une réunion bilatérale à Singapour, le 15 novembre 2009. REUTERS/Jason Reed

Dmitri Medvedev et Barack Obama on lancé un sérieux avertissement à l'Iran. Les présidents russe et américain qui ont participé au sommet de l'APEC à Singapour ont annoncé qu'il restait « peu de temps » pour résoudre la crise nucléaire iranienne par la voie diplomatique. Ils se sont dits d'accord pour sévir contre l'Iran si la réponse de Téhéran à l'offre internationale pour l'enrichissement de son uranium ne vient pas rapidement. 

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Le temps presse pour résoudre cette crise par la diplomatie. C'est un avertissement sans ambiguïté que le président américain, au coté de son homologue russe a adressé aux dirigeants iraniens.

Barack Obama qui avait dès son arrivée à la Maison Blanche proposé un dialogue direct à l'Iran semble désormais s'impatienter. Il a ainsi déploré que la République islamique n'ait toujours pas répondu favorablement à la proposition de faire enrichir son uranium à l'étranger. Et au fil des mois, la Russie pourtant allié de l'Iran s'est peu à peu ralliée à cette analyse.

Hypothèse d'une intervention militaire israélienne

Dmitri Medvedev a clairement indiqué que son pays soutiendrait des sanctions renforcées contre la République islamique si elle refusait la proposition du groupe des « cinq plus un ». L'Iran, sans refuser officiellement, ne semble pas prêt à confier la quasi-totalité de son stock d'uranium pour un enrichissement à l'étranger.

Ces tergiversations risquent de relancer l'hypothèse d'une intervention militaire israélienne destinée à retarder le programme nucléaire iranien. En visite cette semaine à Paris, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu n'a pas exclut cette éventualité. Les diplomates doivent donc faire vite pour trouver une alternative à l'option militaire.

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