Allemagne

Le SPD promet à sa base un nouvel élan

Sigmar Gabriel (g), chef du SPD et Andrea Nahles (d), secrétaire générale du SPD, lors du congrès à Dresde, le 14 novembre 2009.
Sigmar Gabriel (g), chef du SPD et Andrea Nahles (d), secrétaire générale du SPD, lors du congrès à Dresde, le 14 novembre 2009.

Sept semaines après sa défaite électorale, le SPD promet un nouveau départ à ses militants. A l'issue de son congrès de trois jours à Dresde à l’est de l'Allemagne, l’opposition social-démocrate réagit et veut mener la vie dure à la nouvelle coalition au pouvoir dirigée par la chancelière Angela Merkel.  

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Avec notre correspondante à Berlin, Nathalie Versieux

Une direction rajeunie, un léger virage à gauche et des heures de débat, le Parti social démocrate allemand s’est livré pendant trois jours à Dresde à une vaste discussion sur les causes de la débâcle électorale du 27 septembre et la marche à suivre pour reconquérir le pouvoir. Chacun des 525 délégués avait la possibilité de s’exprimer, à une condition : faire court (cinq minutes maximum par intervention).

Davantage de démocratie interne, plus de place pour les femmes, mieux prendre en considération les préoccupations des élus locaux, miser sur la formation et l’éducation : chacun y est allé de ses doléances. Avec une critique à peine voilée aux réformes imposées, entre 1998 et 2005, par Gerhard Schroeder, à une base réticente.

« Au sein du parti, personne ne voulait de la retraite à 67 ans, du développement du travail intérimaire, de la réduction des indemnités chômage ou de l’engagement en Afghanistan, voilà pourquoi nous en sommes là », estime un délégué bavarois.

Le bras droit de Gerhard Schroeder, Frantz Müntefering prend la sortie, Sigmar Gabriel, un autre bras droit de Schroeder, entre en piste, assisté d’une adjointe plus jeune et plus à gauche que lui. C’est à ce tandem mal assorti que revient la charge de sortir le parti de l’ornière.

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