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Revue de la presse française du 14 novembre

A la une : La reprise économique en France

Texte par : Brice Barrillon
5 mn

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La croissance française est de retour. On devrait s'en réjouir. C'est la fin de la récession. N'allez pas trop vite. C'est une reprise. Oui, mais laquelle, se demandent les journaux. Comme le fait Libération : «Croissance es-tu là ?» interroge-t-il à la une.

Car si la France a bien tourné la page de la récession, le redémarrage est «poussif et incertain». L'économie reste un sujet d'inquiétude, Le journal La Tribune, seul quotidien économique du samedi estime que la France « manque de ressort » et que l'économie française redémarre moins fort que ses partenaires, il y a 0,7% en Allemagne, par exemple.

Le Figaro préfère positiver comme la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, il titre sur « la fin de la récession en Europe » et la reprise qui se « confirme en France». «Le nombre d'emplois détruits diminue», explique le journal.

Le Monde, de son côté, relève que la politique économique française va continuer à «privilégier la croissance » et que donc la lutte contre les déficits publics attendra. C'est tout le sujet du débat entre Paris et Bruxelles.

C'est quoi être Français ?

Après le discours du Président sur l'identité nationale, à La Chapelle en Vercors, dans la Drôme, haut lieu de la résistance, les commentaires vont bon train sur le sujet.

Le chef de l'Etat devait prononcer un discours sur la ruralité, nous explique Le Monde, mais Nicolas Sarkozy a voulu créer «un effet de surprise» en s'exprimant le premier sur le sujet de l'identité nationale.... après que le débat ait été lancé par Eric Besson, le ministre de l'Immigration.

Le chef de l'Etat, selon Le Monde, a « repris certains de ses thèmes de campagne » de 2007, pour reconquérir l'électorat de la France qui souffre. Mais aussi, cette petite phrase abondamment relevée par les médias : «En France, il n'y a pas de place pour la burqa».

L'analyse du Monde, c'est que les Français dans leur grande majorité, selon un sondage CSA, approuvent l'idée du débat lancée par le ministre: c'est quoi être Français ?

C'est un «débat fumeux», s'exclame L'Humanité. Le journal où le souvenir de la résistance est toujours très présent apprécie peu que cela se soit passé à La Chapelle en Vercors. Le discours de Nicolas Sarkozy a «des accents pétainistes», accuse Maurice Ulrich. On «mélange les symboles». Il y voit même le signe d'un «risque de division» de la France.

La presse quotidienne régionale réfléchit sur ce problème, elle aussi. Le journal La Montagne affiche son hostilité à la burqa. «Elle est une provocation délibérée, un blindage moral, une entorse à la règle laïque qui prévaut dans notre pays».

Dans L'Est-Eclair, Patrick Planchenault trouve qu'il règne actuellement un climat de censure pas vraiment favorable à la réflexion et illustré par les remarques du député Eric Raoult contre Marie N'Diaye, franco-sénégalaise, prix Goncourt. Pour lui, nos compatriotes n'ont peut-être pas le «civisme chevillé au corps» des Américains, mais dans leur immense majorité, ils sont «fiers d'être français». Cela ne les empêche pas de refuser que l'Etat «leur impose le moule de l'identité nationale» ajoute-t-il et il cite Cocteau qui avait eu ce mot : «les Français sont des anarchistes modérés.»

Question de sécurité

Les cinq principaux terroristes responsables présumés des attentats du 11 septembre seront jugés par un tribunal civil, à New York, dont «le cerveau», comme dit le Figaro, Khalid Cheikh Mohammed. Du coup, la question sécuritaire rebondit aux Etats-Unis.

rappelle leur histoire : arrêtés au Pakistan en 2003, ils ont fait partie de ces «détenus fantômes» que la CIA avait maintenu au secret «dans son réseau de prisons secrètes», à l'extérieur des Etats-Unis «pour les soustraire au système judiciaire américain».

Le journal rappelle que deux jours après la cérémonie de son investiture, Barack Obama avait suspendu tous les procès tenus par les commissions militaires de Guantanamo.

Selon lui, les familles des 3.000 victimes considèrent que c'est «une énorme erreur» de les déférer devant un tribunal civil, car leurs avocats pourront facilement, devant cette justice de droit commun, faire invalider les aveux obtenus sous la torture.

Mais l'administration de la Maison Blanche n'a pas réussi à «réconcilier deux impératifs contradictoires: le rétablissement d'une procédure judiciaire compatible avec les valeurs humanistes et le maintien de la sécurité du pays.»

L'administration Obama donne l'impression d'un «flottement», ajoute le Figaro, «accentué par la démission, ce vendredi, du conseiller en charge de cette question à la Maison Blanche, Gregory Craig».

Les Chinois étonnés

Dimanche, Barack Obama est à Pékin et son demi-frère, surnommé le Chinois l'y attendra. Des retrouvailles sur fond de mémoires. Le roman autobiographique qu'il vient d'écrire s'appelle «De Nairobi à Shenzhen».

Physiquement Mark Obama ressemble à Barak. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder la photo publiée par le Figaro en première page.

Un peu plus loin, dans un portrait, de plume, signé de son correspondant à Pékin on apprend que ce Chinois de la famille Obama a été marqué par «l'absence du père» et qu'il vit désormais dans la grande ville du sud, Shenzhen, «le symbole des réformes lancées par Deng Xiaoping, le temple du capitalisme rouge»... On dit de lui, là-bas, qu'il est «le demi-frère de l'homme le plus puissant du monde».

En Afrique, un autre demi frère, George qui vit toujours au Kenya a pris la plume lui aussi pour écrire ses «mémoires d'Obama». Elles paraitront l'an prochain. D'autres proches, comme une demi-sœur, s'apprêteraient à faire la même chose. On n'a jamais vu cela, explique Le Figaro et cela étonne les Chinois!

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