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AIEA / Iran

L’AIEA craint l’existence d’autres sites nucléaires secrets en Iran

Le siège de l'AIEA à Vienne.
Le siège de l'AIEA à Vienne. AFP

Le directeur général de l’AIEA, Mohamed el-Baradei, rendait lundi son rapport confidentiel au conseil des gouverneurs. Notre correspondant à Vienne, Blaise Gauquelin, s’est procuré une copie du rapport très attendu, le premier depuis la visite des inspecteurs sur le site nucléaire secret de Qom.

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Avec notre correspondant à Vienne, Blaise Gauquelin

Tout au long de ce rapport en anglais de sept pages, le directeur de l’AIEA pointe le manque de collaboration des Iraniens. S’il affirme que ses inspecteurs ont eu pleinement accès au site de Qom, Mohamed al-Baradei déplore toutefois le manque de transparence des Iraniens qui, aujourd’hui, ne lui permet pas d’affirmer au monde que leur programme nucléaire est totalement pacifique.

En effet, l’Iran affirme avoir commencé à construire secret le site de Qom en 2007. Or selon les inspecteurs, des éléments sur le terrain prouvent que les travaux ont débuté dès 2002. L’AIEA exige donc plus d’explications sur l’objectif de l’usine et sur la chronologie de sa mise en route. Car elle est destinée à accueillir 3 000 centrifugeuses et les Iraniens eux-mêmes estiment qu’elle pourrait être opérationnelle dès 2011. 

Il est noté également dans le rapport que Téhéran était dans l’obligation d’en déclarer l’existence et que ce manquement permet de croire qu’il pourrait exister d’autres sites en construction, des sites qui, comme celui de Qom pendant des années, sont tenus aujourd’hui encore loin des yeux de la communauté internationale.

Le rapport de l’AIEA est une grosse déception pour la communauté internationale qui supporte de moins en moins les louvoiements du pouvoir iranien. Les chancelleries française, allemande et américaine ne croient plus en la volonté iranienne de coopérer. Elles vont pouvoir s’appuyer sur ce compte-rendu des inspecteurs du nucléaire pour exiger des Chinois et des Russes qu’ils soient à l’avenir moins conciliants avec le régime des mollahs. L’AIEA, elle, perd un peu de poids dans ces négociations, alors qu’elle prône la reprise du dialogue mais ne parvient pas à obtenir de Téhéran toutes les informations qu’elle est en mesure pourtant de pouvoir exiger.

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