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Environnement

Amazonie : ralentissement très net du déboisement

Une vue de la forêt tropicale amazonienne, partiellement abattue.
Une vue de la forêt tropicale amazonienne, partiellement abattue. AFP
Texte par : Dominique Raizon
2 min

La destruction de la forêt amazonienne brésilienne est tombée à son niveau le plus bas depuis 21 ans, s'est félicité jeudi le gouvernement : une baisse de 45% a été enregistrée entre juillet 2008 et 2009, chiffre le plus bas depuis que l'Institut national des Etudes spatiales a commencé, en 1988, à établir un état des lieux de ladéforestation. 

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« Nous mettons de l'ordre chez nous » , a déclaré Dilma Rousseff, secrétaire générale de la présidence, lors d'une conférence de presse à Brasilia. Les chiffres provisoires de l'agence spatiale, établis à partir d'images satellites, laissaient prévoir la forte baisse et c’est de loin le meilleur résultat depuis 20 ans. Le Brésil fait l'objet depuis plusieurs années de pressions pour qu'il mette un frein aux activités des bûcherons et des exploitants agricoles tenus en grande partie responsables de la
destruction de la forêt.

La forêt amazonienne brésilienne a perdu environ 20% de sa superficie depuis les années 1970 et la déforestation avait atteint son apogée au cours de la période 2003/2004 avec la disparition de quelque 27 329 km². Le gouvernement affirme que l'amélioration est imputable à une meilleure surveillance. Les écologistes font valoir, pour leur part, que la baisse des cours due à la crise économique a aussi joué un rôle. Dans le passé, la déforestation s'est accentuée lorsque la
demande en soja, en viande et en bois augmentait.

Greenpeace dénonce un manque d'ambition

« Aujourd'hui, nous avons conscience que la question du climat est la plus grave à laquelle nous ayons à faire face », a déclaré le rpésident Luiz Inacio Lula da Silva en qualifiant d'« extraordinaire » la chute de la déforestation. La gestion par le Brésil de la forêt amazonienne, dont la destruction est à l'origine de deux-tiers environ des émissions de CO2, devrait figurer en bonne place, le mois prochain, au sommet de Copenhague sur le climat : le ministère de l'Environnement propose que la moitié environ des 40% de réduction des émissions de C02 proposés par le Brésil provienne de la réduction de la déforestation. Le gouvernement s'est fixé comme objectif d'ici 2020 une diminution de 80% du taux de déforestation, sur la base d'une moyenne annuelle de 19 500 km2 entre 1996 et 2005.

Evoquant la plus grande ville d'Amérique du Sud, l'organisation écologique Greenpeace, dénonce le manque d'ambition des objectifs, en déplorant que : « Le président (...) serait content si, dans onze ans, la forêt amazonienne est détruite au rythme d'un peu moins de trois villes de la taille de Sao Paulo par an »,

 

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