France / Afrique / Justice

L'affaire des faux dinars de Bahrein en procès à Paris

Farid Zubari (d), représentant la Banque centrale de l'État de Bahrein, sortant de la Cour de Paris avec l’un de ses avocats, le 16 janvier 2007.
Farid Zubari (d), représentant la Banque centrale de l'État de Bahrein, sortant de la Cour de Paris avec l’un de ses avocats, le 16 janvier 2007. AFP/Jacques Demarthon

dinars de Bahrein s'ouvre aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Paris. Huit personnes, dont un ancien conseiller spécial du president tchadien Idriss Déby seront sur le banc des accusés pour blanchiment et contrefaçon d'argent. Cette vaste escroquerie internationale, dont les « cerveaux » ne sont toujours pas connus, porte sur un montant de 350 millions d'euros. Les faux billets avaient transité par l'Afrique avant de se retrouver à Paris." > Le procès des faux dinars de Bahrein s'ouvre aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Paris. Huit personnes, dont un ancien conseiller spécial du president tchadien Idriss Déby seront sur le banc des accusés pour blanchiment et contrefaçon d'argent. Cette vaste escroquerie internationale, dont les « cerveaux » ne sont toujours pas connus, porte sur un montant de 350 millions d'euros. Les faux billets avaient transité par l'Afrique avant de se retrouver à Paris.

Publicité

Tout commence il y a plus de dix ans, en 1998, sur un trottoir du très chic 7e arrondissement de Paris. Des policiers interpellent six hommes en possession de plusieurs valises bourrées de dinars de l'émirat de Barhein.

Il y a beaucoup d'argent en petites coupures, l'équivalent de sept millions d'euros.
Très rapidement les policiers se rendent compte qu'ils ont affaire à de la fausse monnaie. Des faux billets de 20 dinars, imprimés en Argentine et destinés à être échangés dans des banques contre des dollars, des francs ou des deutsch marks.
Devant l'ampleur de l'escroquerie, estimée à 350 millions d'euros, les autorités de Bahrein décident de retirer les coupures de 20 dinars et lancent une alerte générale dans le monde bancaire.

L'enquête s'oriente vers l'Afrique. Un ancien conseiller du président tchadien est cité : Hassan Fadoul Kitir, réfugié quelque part en Afrique de l'Ouest... Un proche de feu le maréchal Mobutu au Zaire, est également évoqué. Et enfin, un Marocain qui se présentait comme conseiller du roi Hassan II du Maroc, Hicham Mandari.
Il sera assassiné sur un parking de Marbella, en Espagne, une balle dans la nuque, dans la nuit du 4 au 5 août 2004.

Le procès se déroulera jusqu'au 2 décembre, à raison de trois audiences par semaine. 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail