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Cambodge

Le chef de l'opposition perd son immunité parlementaire

Les députés de l'opposition manifestent en faveur de Sam Rainsy à Phnom Penh, le 16 novembre 2009.
Les députés de l'opposition manifestent en faveur de Sam Rainsy à Phnom Penh, le 16 novembre 2009. REUTERS/Chor Sokunthea
Texte par : RFI Suivre
2 min

L’Assemblée nationale a levé ce lundi l’immunité parlementaire de Sam Rainsy, accusé d’avoir déplacé six bornes à la frontière avec le Vietnam. L'opposition crie à la censure. Selon le chef de l’opposition, ces bornes ont été « placées unilatéralement » par Hanoï.

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Avec notre correspondante à Phnom Penh, Anne-Laure Porée

Sam Rainsy est accusé de destruction de biens publics. Le procureur de la province de Svay Rieng (sud-est) lui reproche d’avoir déterré fin octobre six bornes marquant un tracé de la frontière avec le Vietnam.

Var Kim Hong, le président du Comité des frontières, déclare que Sam Rainsy donnait des ordres et regardait les villageois faire. Il brandit des preuves en conférence de presse : « Il y a des photos. Il ne peut pas renier qu’il n’a pas commis ça ». Carte en main, il argumente longuement sur les étapes franchies pour fixer la frontière en bonne entente avec le Vietnam.

Le ministre de la Justice a justifié la procédure de la levée d’immunité pour permettre au procureur d’enquêter.

Devant la rapidité du gouvernement à répliquer, les députés de l’opposition ont boycotté lundi matin l’Assemblée nationale. Ils ont défilé jusqu’au lieu symbolique du monument de l’Indépendance. Selon le porte-parole de l’opposition, Sam Rainsy n’a fait que remplir sa mission en défendant l’intégrité territoriale du Cambodge : « Je pense qu’aujourd’hui, ils ne condamnent pas seulement Sam Rainsy, mais ils condamnent aussi tout le pays : les gens qui se font voler leurs terres et tous ceux qui perdent du terrain à cause des pays voisins ».

Sur cette question des frontières ultrasensible, il est encore trop tôt pour dire aujourd’hui ce que risque Sam Rainsy dans cette affaire.
 

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