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Chine / Etats-Unis

Les barrières commerciales et le yuan au centre de la visite d’Obama

路透社。

Après son escale à Shanghai, le président américain est arrivé à Pékin pour s'entretenir avec son homologue chinois Hu Jintao. Barack Obama a fait de la reprise du dialogue avec Pékin une de ses priorités stratégiques. Cette visite s’inscrit sur fond de tensions commerciales croissantes entre les deux pays.

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La première et la troisième économie mondiale sont interdépendantes. Les Etats-Unis sont les premiers clients de la Chine qui les inonde de produits textile, d’électronique et de matériaux à très bas prix, alors que la Chine est le deuxième partenaire commercial des Etats-Unis, après le Canada. Le déficit commercial avec la Chine s’est encore creusé en septembre 2009 de 9,2% à 22,1 milliards de dollars.

De leur côté, les Chinois se plaignent en retour des tentations protectionnistes des Américains. Dernier épisode de cette guerre commerciale entre les deux géants : quelques semaines après avoir relevé les droits de douane sur les pneus chinois, les Etats-Unis viennent de confirmer leur intention d’imposer des droits de douane sur les tubes d’acier importés de Chine. Pékin a contre-attaqué en sanctionnant les pièces détachées de voiture. Déjà plusieurs plaintes opposent les deux pays devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

La faiblesse du yuan

Autre sujet qui fâche entre les deux partenaires commerciaux : la sous-évaluation de la monnaie chinoise. Pékin est régulièrement pris à partie pour son yuan, maintenu à un niveau artificiellement bas, ce qui favorise les exportations chinoises. Les discussions sur le taux de change du yuan devraient se poursuivre mais sur un ton moins belliqueux. Les Etats-Unis ont fait un geste de bonne volonté en ce sens. La délégation américaine a ainsi accepté de ne pas inclure dans le communiqué final du sommet de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) qui s’est tenu la semaine dernière à Singapour un passage louant « les taux de change évoluant en fonction des marchés ».

Le président Barack Obama a mis l’accent, lundi, sur l’importance des relations bilatérales, insistant sur le fait que « Chine et Etats-Unis n'avaient pas à être des adversaires ». La Chine est, en effet, le deuxième créancier des Etats-Unis après le Japon. Grâce à l'excédent de sa balance commerciale, la Chine dispose aujourd’hui de gigantesques réserves de changes, les premières au monde. En 2009, elles se montaient à environ 800 milliards de dollars, placées principalement en bons du Trésor américains.

La lutte contre la contrefaçon

L’impact de la chute du dollar sur ces milliards de dollars de réserves sera aussi au centre des discussions entre les deux pays. Banquier des Etats-Unis depuis plusieurs années déjà, la Chine pourrait désormais détenir beaucoup plus d’euros. Plusieurs responsables chinois ont évoqué ouvertement, depuis plusieurs mois, l’intention de Pékin de réduire ses réserves de changes, en faveur de monnaies plus fortes que le dollar.

Autre problème récurrent entre les deux pays : la contrefaçon. Après son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce, la Chine a bénéficié d’une période de grâce pour se mettre en conformité avec les règles de cette institution. Cette période a pris fin en octobre 2008. Washington accuse depuis régulièrement Pékin de faire obstacle à la distribution de musiques, films et livres étrangers, le piratage représente aujourd’hui un manque à gagner de milliards de dollars pour les entreprises américaines.

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