Iran / France

Clotilde Reiss convoquée devant le juge

Reuters

L'universitaire française de 24 ans, accusée d'espionnage par le régime de Téhéran, doit se rendre devant ses juges ce mardi. Pour que Clotilde Reiss soit présente au tribunal, les autorités françaises demandent une assurance écrite que sa libération sous caution ne serait pas mise en cause. Une demande jugée inacceptable par Téhéran.

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Clotilde Reiss quittera-t-elle l'ambassade de France pour se rendre à la convocation du juge ? Si l'on en croit un diplomate français, la question n'est pas tranchée.

Le gouvernement français veut obtenir la garantie des autorités iraniennes que la jeune chercheuse française pourra regagner la représentation française à l'issue de son audition par le magistrat. Une demande que le ministère iranien des Affaires étrangères a jugé inacceptable. Son porte-parole a réaffirmé que Clotilde Reiss ne serait pas graciée sous la pression politique.

Cela fait désormais trois mois que Clotilde Reiss vit à l'ambassade de France. Arrêtée le 1er juillet dernier pour avoir photographié une manifestation d'opposants à Mahmoud Ahmadinejad, la jeune femme avait passé un mois et demi dans une prison de Téhéran. La France qui n'a de cesse de répéter que Clotilde Reiss est innocente, réclame son retour à Paris.

Théoriquement, la ressortissante française risque plusieurs années de prison. Pour l'heure, seuls des Iraniens ont été condamnés pour leur participation à ces manifestations, dont trois à la peine capitale. C'est cette sévérité avérée du pouvoir judiciaire iranien qui explique la réticence du gouvernement français à laisser Clotilde Reiss se rendre chez le juge.

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