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France/Iran

Clotilde Reiss de nouveau devant ses juges

Clotilde Reiss lors d'une cérémonie à l'ambassade de France àTéhéran, le 17 août 2009.
Clotilde Reiss lors d'une cérémonie à l'ambassade de France àTéhéran, le 17 août 2009. AFP

Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé la nouvelle comparution, ce mardi, de Clotilde Reiss devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran. Elle a ensuite regagné l'ambassade de France, où elle est confinée depuis la mi-août. La jeune Française est accusée d'avoir participé au mouvement de protestation postélectoral en Iran.

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Clotilde Reiss était accompagnée de l'ambassadeur de France à Téhéran et de son adjoint. Les autorités judiciaires et politiques iraniennes n'ont toujours pas fait de commentaires sur cette nouvelle audience. Selon le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, le magistrat s'est contenté d'indiquer qu'il pourrait convoquer à nouveau la jeune Française.

Nous souhaitons que son innocence soit reconnue et qu'elle puisse regagner la France.

Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay

Son retour à Paris n'est donc toujours pas d'actualité. L'éventualité d'un échange avec l'auteur de l'assassinat en 1991 de l'ancien Premier ministre, Chapour Baktiar, détenu en France semble inenvisageable. L'avocat de Al Vakili Rad que nous avons pu joindre souligne qu'une demande de libération conditionnelle de son client, condamné à la prison à perpétuité est actuellement à l'étude. « L'évocation même d'un échange ne peut que nuire à mon client », nous a indiqué Me Sorin Margulis.

Ce qu'elle constate c'est que les choses évoluent dans le bon sens.

Rémy Reiss, le père de Clotilde

Clotilde Reiss, 24 ans était lectrice de français à l'université d'Ispahan, dans le centre de l'Iran. Elle devra donc encore séjourner à l'ambassade de France. Interrogé par RFI, son père qui a pu lui parler ce mardi affirme que sa fille a « bon moral ». En attendant la décision finale de la justice iranienne, le gouvernement français répète que Clotilde Reiss est innocente, qu'aucune charge ne peut être retenue contre elle et qu'elle va donc pouvoir quitter le territoire iranien. Reste désormais à en convaincre les autorités de Téhéran.

Cette affaire ravive la tension entre Paris et Téhéran. Les relations entre les deux pays restent tendues en raison de la position très ferme de la France sur le nucléaire iranien.

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