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Mauritanie/France

Espoir de reprise pour le tourisme

RFI / Marie Pierre Olphand
Texte par : RFI Suivre
2 min

Le tour opérateur français Point Afrique a passé mardi un accord avec Nouakchott. Il prévoit la reprise d’un vol hebdomadaire vers Atar, dès le 20 décembre prochain. La région phare de l’Adrar n'attirait plus les visiteurs depuis l’assassinat de quatre Français en décembre 2007.

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Avec notre correspondante à Nouakchott, Laura Martel

Depuis mars 2008, Point Afrique avait fermé la destination Mauritanie. Le meurtre des quatre Français n’en est pas la seule raison. Début 2008, la société mauritanienne des Services et du Tourisme, ex-partenaire du tour opérateur français, avait affrété son propre vol vers Atar, à prix réduits. Ce qui avait poussé Point Afrique, auparavant en situation de monopole, à jeter l’éponge.

Le ministre du Tourisme, Bomba Ould Dramane, a indiqué que le malentendu était réglé et qu’un accord avait été signé avec Point Afrique. Pour Philippe Freund, représentant du tour opérateur, « Point Afrique s’engage à faire des vols hebdomadaires du 20 décembre jusqu’au 25 avril. Les Mauritaniens s’engagent à prendre 50 places qui seront réservées aux opérateurs mauritaniens pour faire venir des touristes et tenir deux journées d’information à Atar qui concernent tous les acteurs du tourisme de l’Adrar ».

Ces journées visent à informer sur les procédures de sécurité. Après un mois d’évaluation, Philippe Freund se dit convaincu de la sécurisation de la région de l’Adrar, mais le risque financier reste important. Ce qui, selon Bomba Ould Dramane, justifie l’aide du ministère :

« Pour garantir des taux de remplissage, comme tous les Etats, nous avons par le biais de nos agences, pris des engagements sur un certain nombre de places. Ce n’est pas un contrat particulier. Je crois que ça ne fait que renforcer, en terme financier, la destination », a précisé le ministre mauritanien du Tourisme.

Reste à savoir si les touristes vont répondre présent. Philippe Freund affirme avoir déjà des réservations. Le Quai d’Orsay (ministère français des Affaires étrangères) déconseille toujours la destination.
 

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