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Piraterie maritime

L'Union européenne va réexaminer l'opération Atalante

Jean-Marc le Quilliec, capitaine de la frégate française Nivôse, montre le matériel que possédaient les pirates somaliens arrêtés le 14 avril dernier : des kalashnikov et des ancres servant de grappins.
Jean-Marc le Quilliec, capitaine de la frégate française Nivôse, montre le matériel que possédaient les pirates somaliens arrêtés le 14 avril dernier : des kalashnikov et des ancres servant de grappins. (Photo : AFP)

L’opération militaire européenne Atalante qui vise à protéger les navires attaqués par les pirates somaliens va être réexaminée. Après, l'audition du commandant de l'opération par le Parlement européen, lundi, c'est au tour des ministres de la Défense des 27 de se pencher sur le sujet, ce mardi, pour décider ou non de la reconduction de l'opération et la formation de 2 000 soldats de la future armée gouvernementale somalienne.  

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Avec notre bureau de Bruxelles

En dehors de l’escorte des navires du programme alimentaire mondial, l’opération Atalante a plus généralement pour mission de réduire le risque de piraterie en mer Rouge et autour de la Corne de l’Afrique. Et les résultats sont plutôt mitigés.

En dépit des navires européens d’Atalante, de la force coalisée 151 des Américains, du groupe maritime de l’Otan et des bâtiments de guerre russes, japonais et chinois qui tous croissent dans un secteur grand comme la Méditerranée, les pirates s’enhardissent chaque semaine davantage et frappent à plus de mille kilomètres de leurs côtes. Actuellement ils se sont rendus maîtres de quatorze navires et détiennent en otage deux cent quarante quatre marins.

Auditionnés par des parlementaires européens, les responsables d’Atalante, - un amiral britannique et un commodore néerlandais -, se sont plaints de la désinvolture d’un grand nombre d’armateurs et de commandants de navires marchands qui s’engagent dans ces eaux à risque sans prendre les plus élémentaires précautions. Celles-ci consistent notamment à s’inscrire sur le site du Centre de sécurité maritime de la Corne de l’Afrique et d’autre part à s’entrainer à la navigation en lacet dont la turbulence générée latéralement empêche assez efficacement tout abordage.
 

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