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Somalie/Piraterie

L’opération Atalante prolongée

Texte par : RFI Suivre
3 min

Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de l'Union européenne ont «acté» la prolongation d'un an de l'opération Atalante dans l'océan Indien pour lutter contre la piraterie. En juin dernier, le Conseil européen avait déjà donné son feu vert. Près d'un an après le début des opérations dans la région du golfe d'Aden, le bilan Atalante est mitigé.

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Selon le Bureau maritime international (BMI), Atalante et les autres navires des opérations internationales complémentaires qui patrouillent dans la région ont contribué à réduire le nombre d'attaques réussies. Néanmoins, presque tous les jours des pirates somaliens tentent de s'en prendre à des cargos ou des chalutiers parfois très loin des côtes somaliennes. Et dans leurs « repaires » ils retiendraient toujours douze navires et environ 200 membres d'équipage.

L'opération Eunavfor-Atalante, lancée le 8 décembre 2008, constitue la première opération maritime combinée des forces européennes. Atalante s'est appuyée sur plusieurs résolutions de l'ONU pour mener à bien sa mission dans l'océan Indien : protéger les navires du programme alimentaire mondial (PAM/WFP), protéger les cargos qui transitent par le golfe d'Aden, prévenir et réprimer les actes de piraterie.

Depuis le début de l'opération, aucun des navires du PAM - chargés de ravitailler Mogadiscio - n'a été attaqué, 51 convois ont été escortés et plus de 290 000 tonnes de vivres ont été livrées. A ce jour, 13 pays européens - dont la Norvège qui ne fait pas partie de l'Union - ont participé à la sécurisation du golfe d'Aden dans le cadre d'Atalante. Un « chenal » d'accompagnement de 800 kilomètres a été mis en place de manière à escorter les navires civils qui longent la côte nord de la Somalie.

En onze mois d'opérations, le quartier-général d'Atalante, à Northwood, en Grande-Bretagne, affirme que 75 pirates ont été arrêtés. La plupart ont été remis aux autorités kényanes pour y être jugés en vertu d'un accord passé entre Nairobi et l'UE. Mais la présence de la petite quinzaine de navires d'Atalante - qui se relaient en permanence dans l'océan Indien - n'a pas suffi à décourager les bandits des mers. Les attaques se poursuivent bien plus au Sud, prés des Seychelles.

Avec seulement trois avions de patrouille maritime le plus souvent basés à Djibouti, les 1 800 militaires de l'opération Atalante doivent maintenant surveiller une zone grande comme la mer Méditerranée, de l'entrée du canal du Mozambique, au golfe d'Aden. Pour 2009, le coût global de l'opération pour les pays engagés aurait atteint 230 millions d'euros. Dans le même temps, on estime que les pirates somaliens ont récupéré prés de 100 millions d'euros de rançons.

Le thonier espagnol Alakrana et ses 36 membres d'équipage ont été libérés, ce mardi, en Somalie. Ils avaient été capturés, début octobre, au large des Seychelles. Les pirates affirment avoir touché, en échange, quatre millions de dollars. Le gouvernement espagnol ne le confirme pas. Les pirates réclamaient également la libération de deux Somaliens détenus en Espagne. Les deux hommes, deux pirates, ont été renvoyés, lundi, devant le tribunal de l'Audience nationale espagnole où ils devront répondre de 36 délits. 

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