Revue de presse des Amériques

Sarah Palin, rebelle

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Retour sur la scène médiatique de l'ancienne colistière du républicain John McCain. Sarah Palin publie ses mémoires. Virer rebelle sort aujourd'hui aux Etats Unis. « Y-a-t-il quelque chose que l'Amérique ignore au sujet de Sarah Palin ? », s'interroge  perfidement le Washington Post. « L'auteur y parle de Dieu, de son mari Todd (...) et raconte comment ces deux forces ont convergé un jour sur les bancs du lycée lorsque Sarah, adolescente, a croisé le regard de son futur époux. Merci mon Dieu, a-t-elle murmuré ». Le jeune Todd était pourtant « un goujat », écrit-elle dans ses mémoires. Il avait confié à ces copains : « Sarah ne sait même pas embrasser correctement ». Plus sérieusement, la publication de ce livre suscite des commentaires politiques. The National Review estime que Sarah est une « rebelle (…) Sera-t-elle la risée des Américains ou bien la future présidente ? » Sa force, souligne le journal conservateur, réside dans sa capacité à occuper le terrain médiatique ; « elle a de l'influence. En 2012 elle sera peut-être faiseuse de roi ». The Nation titre lui aussi sur « l'effet Palin ». Son livre s'annonce comme un best seller, elle va traverser l'Amérique en bus pour le promouvoir, la tournée sera un événement. « C'est sans doute pour cela que les républicains ne peuvent pas renvoyer l’ex-gouverneur de l’Alaska dans les bois, chasser les élans », écrit Max Blumenthal. Le Boston Globe souligne que Sarah Palin « fait exploser les ventes en librairies mais pas les sondages ». On apprend dans le Washington Post que « 53% des électeurs ne voteraient pas pour elle en 2012. 60% considèrent qu'elle n'a pas les qualités requises pour être chef de l'Etat ».

Polémique autour du dépistage du cancer du sein aux Etats-Unis

Cette maladie est la deuxième cause de mortalité chez les Américaines. Jusqu'à présent les médecins s'accordaient à dire que pour mieux dépister ce cancer une mammographie était nécessaire, tous les deux ans, dès l'âge de 40 ans. Les services fédéraux de médecine préventive recommandent désormais de procéder à cet examen à partir de 50 ans. « C'est immoral et complètement fou, affirme un radiologue interrogé par le Washington Post, des dizaines de milliers de vie ont été sauvées grâce à cet examen ». Le Miami Herald Tribune estime que « cette recommandation ne repose sur aucune étude scientifique ». Le New York Times développe les arguments en faveur d'un dépistage plus tardif. Le journal explique que « la mammographie n'est pas fiable à 100%, que les erreurs conduisent à des opérations qui ne sont pas toujours nécessaires et que les patientes courent un risque en s’exposant aux rayons X ». Enfin la controverse est aussi financière : les mammographies à 40 ans seront-elles remboursées ? « Chaque année 39 millions d'Américaines font cet examen et cela coûte 5 milliards de dollars au système de santé ».

Le ton monte entre le Chili et le Pérou autour d'une affaire d'espionnage

La semaine dernière, un officier péruvien a été accusé de trahison et d'espionnage. Il aurait fourni pendant 4 ans des informations sensibles au Chili. L’affaire fait la une des journaux dans les deux pays et le président péruvien, Alan Garcia, monte au créneau, « ce sont des méthodes pinochétistes », dit-il. A Lima, L'Expreso reprend les paroles du chef de l'Etat, « cette histoire est digne d'une république de pacotille et pas d'un pays démocratique ». El Comercio rappelle que « le Pérou a confié des preuves à Interpol et demande à son voisin de diligenter une enquête indépendante ». A Santiago, la Tercera note que « l'espion présumé a été en contact avec au moins un militaire chilien et qu'il existe des échanges de mails entre les deux hommes ».
 
Le New York Timesépingle la Guinée équatoriale et l’administration américaine 
 
« Plusieurs fois par an, Teodoro Nguema Obiang, fils du président équato-guinéen et actuel ministre de l'Agriculture, se rend aux Etats-Unis. Il dispose en Californie d'une luxueuse propriété et d'un jet privé ». Or aux Etats-Unis, « une loi fédérale interdit de délivrer des visas aux étrangers impliqués dans des affaires de corruption ». Des sénateurs américains s'insurgent : « la loi n'est pas appliquée ». Le New York Times évoque des documents du département de la Justice qui précisent pourtant que « les biens de M. Obiang proviennent d'activité de corruption et d'extorsion de biens publics ». Pour le journal, Washington « ferme les yeux parce qu'il y a du pétrole en Guinée équatoriale » et que ce marché est dominé par des entreprises américaines.

 

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