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Sommet de la FAO

Un constat d'échec quasi unanime

Le ministre italien de l’Agriculture, Luca Zaia, durant une session du sommet mondial sur la sécurité alimentaire organisée par la FAO, le 17 novembre 2009.
Le ministre italien de l’Agriculture, Luca Zaia, durant une session du sommet mondial sur la sécurité alimentaire organisée par la FAO, le 17 novembre 2009. AFP / Giuseppe Giglia
Texte par : RFI Suivre
2 min

Depuis lundi, on évoquait un bilan mitigé du sommet de la FAO à Rome. Mercredi matin, dernier jour du sommet, la presse italienne dresse carrément un bilan catastrophe. Les 60 chefs d'Etat et de gouvernement n'ont pas tellement fait mieux que des déclarations de bonnes intentions.  

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Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

Malgré un constat d’échec quasi unanime, le sommet, qui s'achève mercredi, permet de ne pas faire tomber dans l’oubli la question de la faim qui touche désormais plus d’un milliard de personnes, en particulier dans vingt pays de l’Afrique et onze de l’Asie.

Mais à Rome, ville qui accueille le siège de la FAO, on constate, en lisant la presse, que du bilan mitigé on est passé au bilan dramatique. Un mot fort qui s’explique par le fait que ce rendez-vous mondial n’a pas abouti à la mise en place de mesures permettant de démontrer qu’il y a une réelle volonté de faire bouger les choses comme le souligne le quotidien La Stampa ; même si le ministre italien de l’Agriculture, Luca Zaia, a annoncé mardi que les représentants des pays les plus industrialisés, qui lors du G8 de L’Aquila se sont engagés à verser 20 milliards d’euros pour l’aide au développement agricole, se rencontreront à Rome probablement début 2010 pour définir les modalités avec lesquelles ils entendent respecter leurs engagements.

Pour l’heure, les caisses de la FAO, au grand désespoir de son directeur général Jacques Diouf, qui demandait une aide annuelle de 44 milliards de dollars au lieu des 8 versés actuellement, restent en rouge. Il faut se contenter de déclarations de principe, de très bonnes intentions comme celles de créer un code d’éthique visant à contrôler l’achat des terrains agricoles par les multinationales.

Pour les Romains, en fait, les seuls effets concrets de ce sommet auront été les hurlements des sirènes des voitures de police et les embouteillages, dont un provoqué par l’épouse du président tunisien qui a voulu faire des emplettes dans la rue la plus chic du centre historique, Via dei Condotti.
 

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