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Afghanistan

Hamid Karzaï investi pour un second mandat

Hamid Karzaï a été investi pour un second mandat de cinq ans à la présidence de l'Afghanistan, le 19 novembre 2009.
Hamid Karzaï a été investi pour un second mandat de cinq ans à la présidence de l'Afghanistan, le 19 novembre 2009. Reuters/Jerry Lampen

Sous les yeux très attentifs de quelque 300 dirigeants politiques étrangers, Hamid Karzaï a été investi ce jeudi pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de l’Afghanistan. La communauté internationale attend beaucoup d'Hamid Karzaï : son image n'est pas ressorti grandie de cette élection et il doit faire ses preuves en matière de lutte contre la corruption et les talibans. Mais les Afghans, eux mêmes, ont perdu toute illusion et n'attendent pas grand-chose de l’investiture d’Hamid Karzaï.

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Avec notre envoyée spéciale à Kaboul, Sophie Malibeaux

A 11h40, heure locale, le président afghan Hamid Karzaï a prêté serment aux côtés de ses deux vice-présidents, les anciens chefs de guerre Hazara Karim Khalili et Mohammad Qasim Fahim, face à une assistance de plusieurs centaines de personnes au premier rang desquelles la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et le président pakistanais Asif Ali Zardari.

S’en est suivi un discours de trente minutes très exactement, un discours consacré en priorité aux thèmes de la sécurité et de la corruption dont le président Karzaï a souligné le lien.

On ne peut pas dire que ce discours tranche avec les déclarations habituelles du président Karzaï. Il s’était engagé lors de son précédent mandat à lutter contre ces fléaux et il renouvelle donc à l’occasion de cette investiture ses engagements dans ce sens.

On notera au détour de ce discours une invitation à tous ceux qui souhaitent se joindre à la nouvelle équipe du moment qu’ils ne sont pas liés au terrorisme.

Sur le plan de la corruption, le président a employé un ton assez strict, plus strict qu’auparavant. Ministres et gouverneurs sont appelés à déclarer leurs biens, c’était déjà le cas, mais dorénavant c’est une condition préalable à leur nomination.

Avec notre correspondant à Kaboul, Luc Mathieu

La plupart des Afghans sont déçus, ils attendaient beaucoup de la chute du régime taliban à la fin 2001. Ils espéraient que leur pays se développerait économiquement, que la sécurité sera assurée, mais huit ans plus tard l’Afghanistan est toujours un pays des plus pauvres du monde. Le chômage touche 50% de la population et les conditions de sécurité ne cessent de se dégrader.

Les Afghans auraient d’ailleurs très peu voté s’il y avait eu un second tour à l’élection présidentielle comme prévu. Lors du premier tour, le 20 août dernier, la participation avait déjà été très faible, - inférieure à 40%. Cela est lié bien sûr aux conditions de sécurité et même dans des zones sûres comme la ville de Kaboul, seulement un électeur sur deux s’était déplacé.

Aujourd’hui, quand on leur demande s’ils sont satisfaits de la réélection d’Hamid Karzaï beaucoup d’Afghans répondent qu’au moins l’actuel président s’est déjà enrichi et qu’il pourra peut-être enfin s’occuper du pays.
 

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