Somalie

Le correspondant de RFI blessé par balle

Des combattants islamistes dans les rues de Mogadiscio, le 16 novembre 2009.
Des combattants islamistes dans les rues de Mogadiscio, le 16 novembre 2009. AFP/Abdurashid Abikar

Le correspondant du service anglais de Radio France Internationale a été blessé par balle, mercredi, à Mogadiscio. Le journaliste a été pris dans un échange de tirs. Il affirme toutefois n'avoir été que légèrement atteint.

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« Je vais très bien », assure le correspondant de RFI à Mogadiscio. Pourtant, Aburahman Warsameh revient de loin. Mercredi matin, il a été pris dans un échange de tirs dans la capitale somalienne. Il attendait un ami devant l'hôpital de la ville, « lorsqu'une escarmouche a éclaté entre les forces gouvernementales et des combattants », a-t-il confié par téléphone à la rédaction anglaise de RFI.

« Nous avons couru nous mettre à l'abri. Il y avait des tirs autour de nous, et nous étions sous un arbre, derrière un mur. Soudain, j'ai senti que j'avais été touché par quelque chose au bras. Les gens autour de moi ont essayé de comprimer ma blessure. Ensuite, je me suis dépêché d'aller à l'hôpital où j'ai reçu des soins ».

Warsameh ne portait aucun équipement de protection de type gilet pare-balles ou casque. « Parce qu'on n'en trouve pas à Mogadiscio et qu'en Somalie c'est très cher », explique-t-il. « Du coup, nous travaillons avec nos habits de tous les jours et nous nous déplaçons pendant les combats. Tous les journalistes travaillent ainsi ».

Le correspondant de RFI ne pense pas qu'il était visé par ces tirs. Il dit avoir été simplement au mauvais endroit, au mauvais moment. Warsameh confie toutefois qu’en Somalie, les journalistes sont des cibles du seul fait de leur profession. « Il y a des gens qui pensent que nous faisons des choses pouvant nuire à leurs intérêts ». Du coup, Warsameh ne portait rien sur lui qui puisse montrer qu'il est journaliste.

Au bout du compte, le journaliste estime, malgré tout, avoir eu beaucoup de chance: « Cela aurait pu être pire. Je me réjouis de n'avoir qu'une blessure légère. C'est peu, comparé à ce que subissent généralement les gens ici ».
 

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