Nucléaire iranien

Téhéran demande une nouvelle réunion

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki.
Le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki. Reuters / Morteza Nikoubazl

L'Iran refuse le transfert à l'étranger de son uranium faiblement enrichi, selon la formule qui lui a été proposée le mois dernier à Vienne et demande une nouvelle réunion technique avec les Occidentaux. Le chef de la diplomatie iranienne a fait savoir mercredi la réponse de son pays, en précisant que l’Iran était prêt à un échange simultané de son uranium contre du combustible nucléaire à usage médical.

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La formule que l'Iran refuse, c'est le transfert à l'étranger d'une grande partie de son stock d'uranium faiblement enrichi. L'idée des Etats-Unis, de la Russie et de la France c'était pourtant celle-là : faire sortir d'Iran les trois quarts de cette fameuse tonne et demi que Téhéran a enrichi en violation des résolutions de l'ONU. A l'étranger, ce combustible aurait été transformé puis retourné en Iran pour faire fonctionner un réacteur de recherche à usage médical. Ce faisant, il serait devenu impossible pour la République islamique de convertir son uranium pour un usage militaire.

L'Iran refuse ce scénario, mais en propose un autre : celui de l'échange simultané entre le combustible faiblement enrichi et l'uranium que la communauté internationale lui fournirait pour les besoins de son réacteur à usage médical. Téhéran demande donc une nouvelle réunion technique pour en discuter avec ses interlocuteurs occidentaux.

Difficile de dire aujourd'hui si la République islamique cherche à gagner du temps ou si ses divisions internes la paralysent et l'empêchent de fournir une réponse claire. Dans un cas comme dans l'autre son attitude risque de venir à bout de la patience des Occidentaux, à commencer par Barack Obama qui laisse entendre que sa « main tendue » à l'Iran ne le sera pas éternellement.

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