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Guinée/Médiation

Compaoré irrite les Forces vives

Blaise Compaoré, médiateur dans la crise en Guinée.
Blaise Compaoré, médiateur dans la crise en Guinée. RFI/Claude Verlon
Texte par : RFI Suivre
2 min

Blaise Compaoré a rendu sa copie. Le médiateur a reçu jeudi à Ouagadougou, séparément, la junte et l'opposition guinéennes. Chacune des parties va se concerter ce vendredi. Alors vers quoi va-t-on ? Le « schéma » proposé par Blaise Compaoré serait celui-ci : un Conseil national de la transition sera mis en place pour une durée de dix mois. Il sera présidé par un membre de la junte, le CNDD, qui devra nommer un Premier ministre issu des Forces vives. Dadis Camara a donc la possibilité de rester en place et de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Côté CNDD, on affiche sa satisfaction. Les Forces vives, de leur côté, ne cachent pas leur surprise et ne sont pas satisfaites.

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Les premières réactions sont éloquentes. Les émissaires de la junte sont globalement satisfaits tandis que les Forces vives ne cachent pas leur déception. Un responsable politique de l'opposition parle même de catastrophe. Car la synthèse du médiateur ne reprend aucune des exigences fondamentales posées par les Forces vives.

Selon le schéma de Blaise Compaoré, la junte reste en place et c'est même l'un de ses membres qui présiderait le Conseil national de transition avec rang de chef d'Etat. Un chef d'Etat qui nommerait le Premier ministre de la transition à condition qu'il soit issu des Forces vives. Dadis Camarra peut donc continuer à diriger le pays.

De même qu'il conserve la possibilité de se porter candidat à la future élection présidentielle pour peu qu'il démissionne de ses fonctions quatre mois avant l'échéance. Un plan qui marque un recul par rapport aux exigences de l'Union africaine qui avait sanctionné la junte parce que Dadis Camarra ne renonçait pas à se porter candidat.

Un tel plan est d'ores et déjà jugé inacceptable par certains membres des Forces vives qui devraient le signifier ce vendredi au président burkinabais. Blaise Compaoré a donc un schéma en main, mais il n'a pas encore d'accord signé. La négociation va se poursuivre.

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