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Union européenne

Le ticket Van Rompuy-Ashton fait couler beaucoup d’encre

Herman Van Rompuy, premier président de l'Union européenne
Herman Van Rompuy, premier président de l'Union européenne REUTERS / Yves Herman

Au lendemain de la nomination du président et de sa ministre des Affaires étrangères, bon nombre d’observateurs pointe le manque de charisme des deux personnalités. Plus cyniques, d’autres estiment que cette discrétion est une aubaine pour les grandes puissances rivales.

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Concert de félicitations de la part des trois principaux partenaires de l'Union européenne :

La Russie espère que l'Union parlera désormais d'une seule voix et agira plus vite sur les questions internationales. Pour Moscou, ces « personnalités très compétentes » doivent permettre de construire « une Europe plus forte et plus efficace ».

A Washington, on a salué ces nominations, espérant que cette nouvelle étape allait « renforcer l'Union européenne et en faire un partenaire encore plus fort des Etats-Unis ».

Plus étonnant, Pékin a longuement marqué sa satisfaction, et évoqué une « étape importante vers l'intégration européenne ». « Nous sommes en faveur d'un monde diversifié et multipolaire », a déclaré le Premier ministre Wen Jiabao devant une délégation européenne.

L'enthousiasme de Pékin, Moscou et Washington tranche avec la résignation des Européens. C'est vrai que l'arrivée des très discrets Van Rompuy et Ashton est une aubaine pour ces grandes puissances. La Russie peut continuer ses tractations avec des partenaires européens bien choisis. Pas de personnalité flamboyante pour faire d'ombre au tandem Chine/Etats-Unis, qui se dessine plus précisément depuis la visite d'Obama en Asie. Finalement, chacun se félicite que rien ne change vraiment.

Catherine Ashton se défend

Catherine Ashton, ministre européenne des Affaires étrangères
Catherine Ashton, ministre européenne des Affaires étrangères AFP / George Gobet

« Vous verrez, a-t-elle promis, je serai, dans les mois et les années à venir, la meilleure personne » pour ce poste. Elle reconnaît qu'elle n'a jamais été élue à aucun mandat, mais rappelle qu'elle a passé 28 ans à participer à des négociations dans toutes sortes de forums, une expérience qui lui permet d'être à la hauteur de sa nouvelle fonction. A son actif de commissaire au Commerce figure notamment le rôle qu’elle a joué dans le retour des Etats-Unis et de l'Inde à la table de l'OMC pour relancer les négociations commerciales dites de Doha.

« J'ai été fortement impliquée dans des sommets cruciaux, rappelle-t-elle, je suis donc familiarisée avec tous les dossiers clés. Et les relations économiques sont devenues si vitales qu'elles forment le socle des relations internationales ».

Enfin, ce qui importe, estime la future voix de l'Europe, « c'est que j'ai obtenu le soutien unanime du Conseil européen ».
Une unanimité qui manquait effectivement à tous ses concurrents plus connus ou plus expérimentés.

Van Rompuy appelé à s'expliquer sur la Turquie

Les élus écologistes au Parlement européen ont demandé au nouveau président désigné de l'UE de clarifier sa position à l'égard de l'adhésion de la Turquie dans
l'UE, qu'il avait rejetée en 2004 dans un discours. « Je suis inquiète de la nomination à la tête du Conseil européen d'un homme politique qui a argumenté avec conviction que l'adhésion de la Turquie serait une menace pour les valeurs fondamentales de l'Europe», a dénoncé l'élue Verte Hélène Flautre, co-présidente de la commission parlementaire mixte UE-Turquie au Parlement européen.

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