Ile Maurice

Plainte contre le mode électoral mauricien aux Nations unies

Le Comité des droits humains des Nations unies a jugé recevable une plainte contre le gouvernement mauricien qui oblige chaque candidat aux élections législatives à préciser sa communauté. Le mouvement de gauche Résistance et Alternative a décidé de contester ce mode électoral, adopté il y a 40 ans, pour éviter un déséquilibre ethnique à l`Assemblée nationale. Pour de nombreuses voix, il n'a plus aujourd'hui sa raison d`être.

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Ce système appelé le Best Loser System divise farouchement la classe politique comme la population. Inscrit dans la loi électorale, il oblige chaque candidat aux élections législatives à déclarer sa communauté.

La Constitution reconnaît quatre communautés : hindoue, musulmane, chinoise et population générale, c'est-à-dire des catholiques essentiellement. Un candidat qui ne précise pas sa communauté sur la fiche électorale n’est pas éligible. Cette précision est indispensable parce qu’elle permet, en raison de la pluralité de l’île, de corriger tout déséquilibre ethnique à l’Assemblée nationale.

Pour cela, un mécanisme a été défini, c’est le Best Loser System. Il permet de repêcher les meilleurs perdants des minorités ethniques pour en faire des députés et même des ministres. Les partisans de ce système affirment qu’il est nécessaire pour rassurer les minorités. Ses pourfendeurs, eux, disent qu’il institutionnalise au contraire le sectarisme qu’on appelle ici le communalisme. 

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