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France

Journée internationale contre les violences faites aux femmes

Des femmes se réunissent, le 25 novembre 2008 à Toulouse, pour dénoncer les violences faites aux femmes dans le cadre de la journée internationale pour l'élimination de la violence faite aux femmes.
Des femmes se réunissent, le 25 novembre 2008 à Toulouse, pour dénoncer les violences faites aux femmes dans le cadre de la journée internationale pour l'élimination de la violence faite aux femmes. AFP/Remy Gabalda
Texte par : RFI Suivre
3 min

Le Premier ministre français François Fillon doit annoncer mercredi que les violences faites aux femmes seront la grande cause nationale 2010. Vingt-cinq associations qui aident les femmes se sont unies au sein du collectif « grande cause nationale 2010 contre les violences faites aux femmes ». Elles souhaitent, au travers de campagnes de communication et d'actions de prévention, que toutes les formes de violence reculent.

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Pour le collectif, cette décision du gouvernement est un signe fort, mais les associations veulent aller plus loin que le simple symbole. Annie Guilberteau est la directrice générale du Centre national d'information des droits des femmes et de la famille : « Nous attendons un appui évidemment de l’action des associations que nous sommes et nous attendons une forte assistance pour que les différents dispositifs législatifs qui existent soient véritablement mis en œuvre ».

En 2008, 156 femmes ont trouvé la mort sous les coups de leur conjoint. Le 3919, numéro d'appel d'urgence pour les femmes victimes de violence, a été utilisé par 18 000 femmes.

Pour Nicole Crépeau, présidente de la Fédération nationale solidarité Femmes (FNSF), faire de ces violences une cause nationale devrait permettre de les aider. « Déjà, quand elles osent appeler, ça leur permet de sortir de leur isolement. On leur dit que c’est inacceptable ce qu’elles vivent, qu’elles sont prises dans un engrenage et qu'elles ne sont pas responsables de ce qui leur arrive. Ce sont les paroles fortes que l’on doit leur dire et qui vont leur permettre de vouloir enclencher quelque chose ».

Tout au long de l'année 2010, il y aura des campagnes médiatiques et des conférences pour sensibiliser le plus grand nombre de personnes, et des actions de prévention seront mises en place dans les écoles.

Le trafic d’êtres humains et la prostitution, voici les thèmes sur lesquels la campagne « 16 jours d’activisme » a choisi cette année de mettre l’accent. Des problèmes qui méritent une attention particulière alors que l’Afrique du Sud accueillera en juin prochain la Coupe du monde de football.

Mais la campagne ne s’arrête pas là. Au cours des 16 jours à venir, des centaines de conférences, d’actions de prévention et d’ateliers vont se dérouler à travers le pays pour dénoncer tout type de violence commis sur les femmes et les enfants.

Pour Romi Sigsworth, du Centre pour l’étude de la violence et de la réconciliation (CSVR), l’accent doit être mis sur la prévention dans un pays où, selon elle, « les auteurs sont le plus souvent des proches de la victime ». La chercheuse met notamment en cause le système patriarcal de la société sud-africaine au sein duquel les droits des femmes ne sont pas toujours garantis.

Selon des chiffres de la police, 71 500 cas d’abus sexuels ont été reportés entre avril 2008 et mars 2009. Des chiffres officiels qui sont en légère baisse par rapport à l’année précédente. Mais selon Sigsworth, la plupart des abus ne sont pas reportés et le nombre de cas réels pourrait être 9 à 10 fois plus important.
 

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