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GUINEE

Des membres de la commission d'enquête de l'ONU attendus à Conakry

Mohamed Bedjaoui (G) et Pramila Patten (D), deux des trois membres de la commission d'enquête de l'ONU.
Mohamed Bedjaoui (G) et Pramila Patten (D), deux des trois membres de la commission d'enquête de l'ONU. africa4womensrights.org / RFI / montage

Trois membres de la commission d’enquête de l’ONU sont attendus mercredi à Conakry. Ils doivent y rester jusqu’au 4 décembre, en fin de semaine prochaine, afin d’enquêter sur le massacre du 28 septembre dans un stade de la capitale guinéenne.

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L’Algérien Mohamed Bedjaoui, la Burundaise Françoise Ngendahayo Kayiramirwa, et la Mauricienne Pramila Patten doivent se poser mercredi à Conakry, avec la difficile tâche d’enquêter sur des faits qui mettent directement en cause la junte.

Les témoins de ce massacre en plein stade sont nombreux. Et ils sont beaucoup à raconter comment les éléments de la garde présidentielle, les bérets rouges, ont ouvert le feu à bout portant sur les manifestants. D’après des témoins et des victimes, ces mêmes bérets rouges ont violé des femmes, mutilé certaines d’entre elles en introduisant des armes dans leur sexe, éventré des sympathisants de l’opposition à la baïonnette.

Ces faits sont établis. Reste à fixer les responsabilités précises dans ce qui s’est passé. Quels sont les corps des forces de sécurité qui ont effectivement été mêlés à l’horreur ? Quel rôle ont joué les hauts responsables de la junte qui étaient présents dans le stade et à ses abords ? Questions centrales, enfin : le chef de la junte, Moussa Dadis Camara, avait-il donné ce jour-là des instructions ? Si oui, lesquelles ?

La commission doit rester à Conakry jusqu’au 4 décembre. Le secrétaire général de l’ONU dit avoir reçu l’engagement écrit du chef de la junte, Moussa Dadis Camara, et du Premier ministre, Kabiné Komara, que les autorités guinéennes coopéreraient et faciliteraient son travail.

Les contre-propositions de la junte au médiateur

Au moment où les Forces vives quittent Ouagadougou, c’est la délégation du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement, la junte) qui revient avec ses observations et contre-propositions.

Dans le texte qui va être remis au médiateur, on peut retenir deux points essentiels : le choix du Premier ministre qui ne doit pas être laissé à l’opposition comme le préconise Blaise Compaoré. Cela devrait être un choix consensuel, estime la junte. Et alors que le médiateur propose que tout candidat à l’élection présidentielle démissionne quatre mois avant le scrutin, le CNDD estime que ce délai est trop long et penche pour soixante jours, soit deux mois.

Pour le reste, notamment l’autorité des transitions, la question de la candidature du capitaine Moussa Dadis Camara, la junte épouse les idées du président burkinabé, mais elle reste décidée à éliminer de la course par tous les moyens les leaders de l’opposition.

Pour Chérif Idrissa, ministre de la Communication à la présidence : « On verra qui est apte à être candidat et qui n’est pas apte à être candidat. Il y a le problème de l’âge. Qui va juger les gens, ceux qui ont détourné des milliards, qui ont acheté des centaines de biens en Europe, des personnes qui ne peuvent pas gérer ce pays, qu’on ne va pas accepter. Et le peuple n’acceptera pas. De toute manière, je pense qu’ils n’ont pas la légitimité de demander que le président Dadis parte. Ce n’est pas à eux de dire ou d’affirmer que tel doit être candidat ou que tel ne doit pas être candidat. Ce sont les textes qui le diront » ajoute Chérif Idrissa.

Les Forces vives, elles, demandent la dissolution du CNDD, le départ du chef de la junte et sa non-candidature à la présidentielle.

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