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Guinée

La mission d'enquête de l'ONU à Conakry

La foule s'échappe du stade à Conakry, le 28 septembre 2009.
La foule s'échappe du stade à Conakry, le 28 septembre 2009. Reuters/Reuters TV
Texte par : RFI Suivre
2 min

Les membres de la commission internationale d'enquête sont arrivés mercredi soir à Conakry. Ils resteront jusqu'au 4 décembre pour recueillir les faits et les témoignages sur le massacre du 28 septembre dont le bilan fait l'objet de polémique entre la junte de Dadis Camara et les Forces vives qui regroupent la société civile.

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Les Forces vives parlent de 157 morts, la junte de 57. La commission, composée de l'Algérien Mohamed Bedjaouai, la Burundaise Françoise Kayiramirwa et la Mauricienne Pramila Patten, aura en outre pour tâche de trouver une solution au problème de sécurité des témoins. Certains d'entre eux ayant reçu des menaces de mort.

Même si Moussa Dadis Camara s'est engagé par écrit à laisser la commission d'enquête travailler, beaucoup de témoins redoutent pour leur sécurité. Une jeune fille violée par plusieurs militaires a reçu des coups de fil de menace et se cache depuis. Un défenseur des droits de l'homme a dû quitter Conakry, les autres vivent dans la peur.

Pourtant, selon le docteur Thierno Madjou Sow, le président de l'organisation guinéenne des droits de l'homme, beaucoup de femmes violées sont prêtes à témoigner devant la commission internationale. Et ce, malgré la peur et malgré l'ostracisme dont elles sont parfois victimes. Car le choc du 28 septembre est tel qu'il a secoué la société guinéenne au plus profond. Les habitants de Conakry ont réalisé qu'une violence digne des conflits libériens ou sierra léonais pouvait désormais les menacer.

Les défenseurs des droits de l'homme souhaitent pourtant que la commission d'enquête apporte une réponse à cette question simple : comment protéger les témoins ? Comment protéger ces femmes qui parlent à visage découvert ? Ou ces hommes qui ont identifié l'emplacement des charniers à Conakry ? L'anonymat suffira-t-il à garantir leur sécurité ? Faut-il imaginer des mesures d'évacuation ? Les témoins redoutent de se retrouver seuls et démunis face aux soldats de Dadis Camara, une fois que la commission d'enquête aura regagné New York.
 

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