Soudan

Six enfants rebelles condamnés à mort

Radhika Coomaraswamy, représentante spéciale de l'ONU pour les enfants et les conflits armés.
Radhika Coomaraswamy, représentante spéciale de l'ONU pour les enfants et les conflits armés. AFP/Pradeep Shrestha

La représentante du secrétaire général des Nations unies vient d'achever une semaine de visite au Soudan. Radhika Coomaraswamy a obtenu lors de son séjour la signature d'un plan d'action avec la SPLA pour que l'ex-rébellion démobilise les enfants soldats encore présents dans ses rangs.

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La représentante du secrétaire général des Nations unies a obtenu lors de son séjour au Soudan la signature d'un plan d'action avec la SPLA pour que l'ex-rébellion démobilise les enfants soldats encore présents dans ses rangs. Radhika Coomaraswamy revient, en revanche à New York, inquiète pour 6 enfants condamnés à mort par la justice soudanaise.

Ces 6 jeunes garçons ont été condamnés pour avoir participé à l'attaque l'année dernière du MJE sur Ondourman, dans la banlieue de la capitale. Les autorités de Khartoum ont promis de ne pas les exécuter, tout en contestant qu'ils soient des enfants.

 

« Pour nous, il s’agissait bien de six enfants précise Radhika Coomaraswamy. Ils ont été condamnés à mort par un tribunal militaire soudanais, et même si jusque-là beaucoup d’autres mineurs ont été relâchés, je crois que les autorités ont voulu faire un cas particulier de ces enfants. Les autorités soudanaises m’ont assuré que, même s’ils ont été condamnés à mort, ils ne seront pas exécutés. Il est vrai qu’un enfant a été exécuté en juin au Darfour, mais le gouvernement m’a promis que, cette fois-ci, ce ne sera pas le cas. J’espère juste, ajoute aussitôt la représentante de Ban Ki-moon qu’il tiendra sa promesse. Je pense que les autorités ont pris cet engagement car nous leur avons rappelé leurs obligations par rapport à la Convention sur les droits de l’enfant. Comme vous le savez, les Soudanais ont commencé à amender un certain nombre de leurs lois pour se conformer à leurs obligations. J’espère donc qu’ils tiendront leurs engagements ».

Les Nations unies fixent à 18 ans la majorité. Une centaine de personnes ont écopé de la peine capitale pour avoir participé à un raid des rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité en 2008 contre Omdurman, la ville-jumelle de Khartoum.