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Revue de presse Asie

A la une : le massacre aux Philippines

Texte par : Valérie Rohart
6 min

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On en parlait ce mardi, il continue de faire les gros titres de la presse partout en Asie. Du Taipeh Times, au Sydney Morning Herald, en passant par le China Daily et bien sûr les journaux philippins, toute la presse d’Asie publie ce mercredi matin les photos des rassemblements spontanés qui ont eu lieu un peu partout aux Philippines après l’annonce de ce massacre.

Le Taipeh Times publie à la une, la photo de la fosse commune où les corps ont été retrouvés, 46 au total. Le journal rappelle que le gouvernement a décrété l’état d’urgence dans cette région du sud des Philippines. Le South China Morning Post titre : « Un massacre provoque l’indignation aux Philippines » et raconte que « Ismael Mangudadatu avait envoyé sa femme, deux de ses sœurs et une dizaine de journalistes déposer son dossier pour être candidat au poste de gouverneur. Il pensait qu’une délégation conduite par une femme ne constituerait pas une menace, même dans ce sud des Philippines si violent. Le résultat, c’est un massacre », écrit le journal.

De son côté, la presse philippine prend ce mercredi matin, la mesure politique de l’événement. Car la famille Ampatuan, tenue pour responsable de ce massacre, n’est pas n’importe qui… « Les alliés de Gloria Arroyo lui demandent de réagir vite en condamnant clairement le clan qui l’a aidée à gagner l’élection présidentielle en 2004 », écrit l’Inquirer qui cite l’ancien secrétaire à la Défense de Gloria Arroyo : « le gouvernement doit prendre des mesures décisives et sans équivoque à l’encontre de la famille Ampatuan », dit l’ancien ministre qui ajoute qu’il faut une enquête impartiale. L’Inquirer rappelle que les membres de la famille Ampatuan appartiennent au parti au pouvoir et que l’un d’entre eux a été investi par ce parti pour briguer le poste de gouverneur.

Le procureur du tribunal qui juge actuellement l’ancien khmer rouge Duch au Cambodge a requis 40 ans de prison

Une information que la presse cambodgienne n’avait pas ce matin. Cambodge Soir titre donc sur cet appel du Premier ministre aux étrangers : « Demandez pardon ». Dans un communiqué adressé aux agences de presse, Hun Sen demande aux pays occidentaux d’exprimer leurs regrets et d’endosser une responsabilité morale pour avoir soutenu le mouvement khmer rouge après qu’il a été chassé du pouvoir. « L’histoire dont nous devons nous souvenir le plus, est que nous avons survécu au massacre, mais les Occidentaux nous ont poussés plus loin encore avec leurs actes inhumains », dit encore Hun Sen. Cambodge Soir rappelle que le 23 février dernier, le chef du gouvernement avait déjà déclaré qu’il convenait « d’abord de juger les Nations unies et les pays qui ont soutenu les Khmers rouges jusqu’en 1991 » et que « le groupe des personnes qui avaient connaissance des massacres commis entre 1975 et 1979 a continué à soutenir leurs auteurs. »

Lors de l’Assemblée générale des Nations unies de 1979, 71 pays du bloc occidental dont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la République fédérale allemande et le Japon avaient accepté les lettres de créance présentées par les Khmers rouges, ce qui leur permettait d’occuper le siège du Cambodge à New York.


Barack Obama va finir le « boulot » en Afghanistan

C’est le gros titre ce matin du Bangkok Post. Le président américain n’a toujours pas annoncé comment il comptait le finir, mais il semble bien avoir finalisé sa stratégie et devrait l’annoncer très bientôt. En attendant en Afghanistan, le scandale des ministres corrompus continue d’agiter le monde politique et fait à nouveau ce matin, le gros titre du site Quqnoos : « Hamid Karzaï n’a toujours pas signé l’ordre d’arrestation ». Reprenant des informations du Times, le site afghan précise que le procureur a suffisamment de preuves pour mettre en accusation 5 ministres pour détournement et fraude. Seulement voilà, le président afghan ne semble pas pressé de signer le document qui permettrait à la justice de suivre son cours. Le nom des 5 ministres n’a toujours pas été révélé. La seule chose que révèle le procureur cité par Quqnoos c’est que sur les cinq, deux sont toujours au gouvernement.

Au Pakistan, le gouvernement tend un rameau d’olivier au Baloutchistan

C’est le titre du quotidien Dawn. Le gouvernement pakistanais a en effet présenté ce mardi devant le Parlement une offre de dialogue, en fait une sorte d’accord de paix avec ceux que le Premier ministre appelle des « frères séparés », les Baloutches. Dawn détaille cette offre : le gouvernement promet de vraies enquêtes pour les assassinats politiques dont l’armée pakistanaise est lourdement soupçonnée. Le gouvernement s’engagerait justement à retirer des troupes de cette province et à laisser un peu plus le contrôle des ressources aux autorités locales. Ce sont justement les principales revendications des Baloutches.

Dans la presse gouvernementale sri lankaise, un appel du président

Mahinda Rajapakse qui estime qu’il a réalisé en quatre ans le programme qu’il s’était fixé au cours de son mandat de six ans, a annoncé hier qu’il allait avancer de deux ans l’élection présidentielle. Il a également annoncé qu’il sera candidat à un second mandat.
Dans le Daily News de ce matin, Mahinda Rajapakse, détaille donc ses objectifs pour ce second mandat : « installer la paix et accélérer le développement du pays ». « Puisque j’ai rempli le mandat que vous m’aviez confié en unifiant le pays et puisque les gens du nord n’ont pas pu voter lors de la précédente élection, il me semble normal de leur donner la possibilité de choisir ». « Pour développer le pays, précise encore Mahinda Rajapakse, il faut un gouvernement stable qui ne soit pas choisi en fonction des intérêts étrangers ». Le président propose d’être cet homme là.

La presse thaïlandaise rend hommage, ce mercredi, à l’ancien Premier ministre Samak Sundaravej, décédé mardi d’un cancer à l’âge de 74 ans

Sous le titre « The Rocky Life », intraduisible en français,le Bangkok Post retrace le parcours de cet homme qui est entré en politique en 1968 après avoir été employé de bureau, guide touristique et journaliste. Dans les années 1970, il avait pris la tête d’une campagne contre les étudiants qui réclamaient le retour à la démocratie et avait soutenu la répression. En 1976, il était nommé ministre de l’Intérieur et décidait de fonder son parti. En 2008, il parvenait enfin au poste de Premier ministre mais il fut rapidement destitué par la Cour suprême pour avoir accepté de l’argent d’une entreprise qui produisait ses émissions de cuisine. « Sa mort efface un peu de couleurs dans la politique thaïlandaise », estime le Bangkok Post.
 

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