Revue de presse Asie

A la Une : l’Inde commémore aujourd’hui le 1er anniversaire des attentats de Bombay

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Avec une photo à la Une du Times of India : celle de deux femmes qui, à coup de pinceaux écrivent en rouge sang sur un mur, cette simple inscription : « Bombay 26/11 ». Il y a en effet tout juste un an, un groupe de terroristes semait la terreur dans la capitale économique du pays.

Et la question que pose le Times Of India en Une ce matin est pour le moins étrange en ce jour de commémoration : « Devinez combien l’Inde dépense pour maintenir en prison, en vie et en bonne santé, le seul terroriste qui a survécu à cette attaque ? Ca se compte en million de roupies », explique le journal indien. C’est en fait l’Etat du Maharashtra qui diffuse le coût de cette incarcération car il trouve que la facture est assez lourde pour les deux cellules spécialement aménagées pour Kasab, l’une en prison, l’autre à l’hôpital. Un million de roupies ont été dépensées pour la seule chambre d’hôpital dont les parois sont désormais à l’épreuve des balles. « Alors qu’il n’y a jamais mit les pieds », s’indignent des membres du gouvernement du Maharashtra.

Le gouvernement indien saisit tout de même l’occasion pour envoyer un message au Pakistan

« L’Inde ne laissera pas le Pakistan en paix tant qu’il n’aura pas puni les commanditaires de ces attentats », titre également le Times Of India qui cite les déclarations de Manmohan Singh à Washington. Et ça tombe bien puisque la justice pakistanaise a opportunément choisi cette date pour inculper 7 terroristes liés à ces attentats. « C’est un signe appréciable et bienvenu de la part des autorités indiennes », a déclaré le Premier ministre indien lors d’une conférence de presse commune avec Barack Obama. « Mais le Pakistan doit faire plus, notamment démanteler complètement les structures terroristes au lieu de les nourrir », a estimé Manmohan Singh.

Coté pakistanais, la presse tente de prouver ce matin, que le Pakistan est aussi une victime du terrorisme

Le journal raconte comment, précisément après les attentats de Bombay, un homme détenu pour terrorisme dans une prison pakistanaise a réussi à appeler d’un téléphone portable qu’il avait réussi à se procurer au nez et à la barbe des gardiens. Et que fait ce Omar Saeed Sheikh ? Il appelle tout simplement le président Ali Asif Zardari et son chef d’état-major, il se fait passer pour le ministre indien des Affaires étrangères et il leur tient à tous les deux un discours « de nature à déclencher une guerre entre les deux pays », raconte Dawn. Et un peu plus tard il fait la même chose en appelant cette fois le ministre des Affaires étrangères indien en se faisant passer cette fois pour le président Zardari. Seul, le secrétariat d’Etat américain ne s’est pas laissé prendre. Les services secrets américains ont découvert le pot-aux-roses. On en rirait presque si les évènements n’étaient pas aussi tragiques. D’autant que ce Omar Saeed Cheikh est aussi l’homme qui a organisé l’enlèvement puis la mort du journaliste américain Daniel Pearl en février 2002.

Cette fois ça y est : Barack Obama va dévoiler son plan pour l’Afghanistan. Ce sera mardi soir, juste après Thanksgiving. Et c’est la Une du site afghan Quqnoos. « C’est notre intérêt stratégique, c’est notre intérêt de sécurité nationale, de nous assurer qu’Al Qaeda et ses réseaux extrémistes ne sont plus en mesure d’opérer dans ces régions. J’ai donc l’intention de finir le boulot et je suis sûr que lorsque le peuple américain entendra les raisons pour lesquelles nous sommes là-bas et pourquoi nous devons atteindre nos objectifs, il nous soutiendra », a expliqué Barack Obama au cours de sa conférence de presse commune avec Manmohan Singh et cité par Quqnoos.

Ce n’est pas ce que retient l’autre grand site afghan d’information

Et non à la Une de Pajwook : la réponse du Mollah Omar. Le chef des Taliban a d’ores et déjà prévenu que ce nouvel effort américain ne servira à rien, que l’envoi de troupes supplémentaires sera un échec. Et profitant de cette intervention, il écarte une nouvelle fois, toute négociation avec Hamid Karzaï et demande au peuple afghan de rejeter ce gouvernement qu’il considère comme une marionnette de la communauté internationale.

Aux Philippines, c’est toujours le massacre de Mindanao qui fait les gros titres ce matin.

« Ampatuan doit se rendre aujourd’hui même », titre l’Inquirer qui ne présume pas des intentions des principaux suspects dans cette affaire mais relaie l’ultimatum lancé par Gloria Arroyo. La présidente ordonne au fils Ampatuan de se rendre aujourd’hui, sinon les troupes d’élite donneront l’assaut à sa propriété de Maguindanao. L’Inquirer annonce par ailleurs que les premières arrestations ont eu lieu. 7 personnes sont sous les verrous en lien avec cette affaire.

A la Une de la presse australienne : deux libérations

Celle de deux journalistes : une Canadienne et un Australien enlevés en Somalie il y a quinze mois et libérés hier. C’est le récit de la Canadienne, Amanda Lindhout, qui fait le gros titre du Sydney Morning Herald ce matin : « Toute la journée j’étais maintenue assise dans un coin, à même le sol, 24h sur 24 et cela pendant 15 mois », raconte-t-elle. « J’ai aussi été battue et torturée ». « J’ai tenu en me voyant dans un parc ensoleillé de Vancouver », dit-elle encore.

Son camarade de captivité, l’Australien Nigel Brennan n’a pas été épargné : « il a été battu à coups de crosse de fusil et maintenu enchainé pendant 15 mois », raconte encore le Sydney Morning Herald qui précise que selon une source anonyme, les deux journalistes auraient été libérés contre une rançon d’un million de dollars.

Le match samedi entre l’équipe de France de rugby et les All Black néo-zélandais

Trois jours avant la rencontre, la presse de Nouvelle-Zélande jauge les bleus. Et l’envoyé spécial du New Zealand Herald à Marseille s’interroge : « Est-ce que la nuit sera blanche (en référence aux maillots blancs que les All Blacks vont devoir porter au cours de cette rencontre) ou est-ce que ces rusés de Français parviendront à donner à l’équipe des All Blacks, une vraie leçon de rugby ? ». Et le commentateur sportif de s’interroger longuement sur la nécessité de changer la couleur des maillots des All Blacks parce que le noir ne contraste pas assez avec le bleu devenu plus foncé des maillots français.

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