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Mexique

Avortement : vers un ultra-conservatisme

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Alors que l’on pensait que la légalisation de l’avortement il y a deux ans dans la capitale allait entrainer d’autres Etats à modifier leur législation, on assiste au contraire à une offensive législative anti-avortement, fortement soutenue par l’Eglise catholique, dans plus de la moitié du Mexique.

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Avec notre correspondant à Mexico, Patrice Gouy

La laïcité de l’Etat mexicain est mise à mal par la droite conservatrice qui veut imposer les directives du Vatican en matière d’avortement. Sous la pression de l’Eglise, 15 Etats sur 31 ont déjà modifié leurs lois pour pénaliser l’interruption de grossesse.

Dans plusieurs Etats la pilule du lendemain a été retirée des pharmacies. L’Etat de Veracruz a éliminé la prison comme sanction aux femmes qui avortent, à condition qu’elles acceptent de suivre un traitement de réadaptation sociale. Le ministre de la Santé est monté au créneau pour déclarer qu’il fallait proscrire l’avortement sans toutefois criminaliser les femmes vivant dans la grande pauvreté.

Pour les défenseurs de la laïcité et de l’interruption de grossesse c’est un virage vers l’ultra-conservatisme. Avec une majorité d’Etats interdisant l’avortement, la droite et la hiérarchie catholique veulent contraindre le gouvernement de Felipe Calderón à modifier la Constitution. Leur objectif est de faire interdire l’avortement dans tout le pays mais surtout dans la capitale, seul Etat du Mexique où l’interruption de grossesse est autorisée.

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